Politique Suminwa 2 : le camp Fayulu dénonce une « manœuvre dilatoire » du pouvoir visant à préparer un glissement
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Suminwa 2 : le camp Fayulu dénonce une « manœuvre dilatoire » du pouvoir visant à préparer un glissement

Le Président Félix Tshisekedi et l'opposant Martin Fayulu au Palais de la nation en juin 2025. Photo : Présidence de la République
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 10 AOÛT 2025 - 17:21 WAT · 2 min de lecture

Contre toute attente, la coalition Lamuka, dirigée par Fayulu, est absente du gouvernement Suminwa 2. Elle considère cette décision comme une manœuvre dilatoire du pouvoir, destinée à retarder le dialogue national et, en réalité, à préparer un dépassement du délai constitutionnel pour l’organisation des élections générales prévues en 2028.

« Pour nous, il est hors de question de différer le dialogue pour préparer un glissement. Y a-t-il un seul Congolais qui accepterait l’absence d’élections en 2028 ? », s’interroge Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, à son retour d’un séjour à l’étranger, lors d’une déclaration à la presse à l’aéroport de Ndjili.

Selon lui, le président Tshisekedi souhaitait intégrer la coalition Lamuka au sein du nouveau gouvernement, mais son leader a décliné l’offre. Pourquoi ce refus, alors que tout semblait indiquer un rapprochement ? Prince Epenge répond :

« Nous avons refusé car l’urgence est de pacifier le pays, de libérer les territoires occupés au Nord et Sud-Kivu, de réconcilier les Congolais et d’amorcer les réformes, notamment électorales. À deux ans et demi de la fin du mandat de Félix Tshisekedi, il est temps d’agir. »

Le gouvernement Suminwa 2 compte 53 membres, avec l’entrée de plusieurs personnalités issues de la société civile et des partis de la coalition au pouvoir. Parmi elles, l’opposant Adolphe Muzito, nommé vice-Premier ministre chargé du Budget.

Fayulu, comme plusieurs autres acteurs de l’opposition — armée ou non —, appelle à la tenue rapide d’un dialogue national. Selon eux, seul ce cadre permettra d’identifier les causes profondes de la crise sécuritaire et politique qui secoue le pays, et d’ouvrir la voie à la réconciliation et à la cohésion nationales.

O. Fiston

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