Politique Tshikapa : le maire déchire et brûle la Constitution en public, l’Assemblée provinciale et Shabani réclament sa suspension
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Tshikapa : le maire déchire et brûle la Constitution en public, l’Assemblée provinciale et Shabani réclament sa suspension

Le maire de Tshikapa, cadre de l’UDPS, a déchiré puis brûlé une copie de la Constitution en meeting pour soutenir la révision. L’Assemblée provinciale du Kasaï et le ministre Shabani réclament sa suspension.

Tshikapa : le maire déchire et brûle la Constitution en public, l’Assemblée provinciale et Shabani réclament sa suspension
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 JUIN 2026 - 03:18 WAT · 2 min de lecture

Le maire de Tshikapa, chef-lieu du Kasaï, a déchiré puis brûlé une copie de la Constitution en public, lors d’un meeting de militants du parti au pouvoir, pour afficher son soutien à la révision défendue par le chef de l’État. Le geste, filmé et largement diffusé le 29 juin, a provoqué une condamnation rapide jusque dans les institutions provinciales.

Faustin Lumuluabo, cadre de l’UDPS, le parti présidentiel, a posé son acte devant une foule de partisans. Selon Radio Okapi, l’édile a déchiré puis brûlé le texte fondamental, en pleine campagne pour le projet de changement de Constitution porté par Félix Tshisekedi.

Réunie en plénière, l’Assemblée provinciale du Kasaï a recommandé la « suspension immédiate » du maire et transmis sa décision au gouverneur, seul compétent pour la confirmer. Dans la foulée, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a ordonné la suspension de l’édile.

L’indignation a dépassé le cadre provincial. L’opposant Ilunga a exigé sa destitution : « Trop, c’est trop ! ». Brûler la Loi fondamentale, fût-ce une copie, pour soutenir sa révision, a heurté jusque dans le camp présidentiel, soucieux de ne pas apparaître hostile au texte qu’il dit vouloir réformer par les urnes.

La scène survient dans un climat politique tendu. La majorité défend une révision constitutionnelle que l’opposition combat, voyant dans le projet une manœuvre pour lever la limite des mandats. Le président a déféré la loi référendaire à la Cour constitutionnelle, et l’opposition prévoit une marche le 8 juillet à Kinshasa.

Le sort du maire est désormais suspendu à la décision du gouverneur. Au-delà du cas individuel, l’incident offre à l’opposition un symbole : celui d’un cadre du pouvoir s’en prenant physiquement à la Constitution au moment où le pays débat de son avenir.

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