Constitution : la CENCO redoute « la balkanisation du pays » et une « guerre civile »
KINSHASA. Les évêques de la CENCO ont accompagné leur refus du changement de Constitution d’un avertissement grave. « Tout passage en force dans cette direction comporte des risques énormes de balkanisation du pays », écrivent-ils dans leur message du 20 juin. Dans un climat où « les rivalités politiques revêtent des connotations ethniques et tribales », ajoutent-ils, le déclenchement « d’une autre guerre civile est à redouter ».
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L’épiscopat s’adresse directement au chef de l’État. Il recommande au président de la République « d’honorer le serment qu’il a prêté devant Dieu et la Nation, celui de respecter et de défendre la Constitution » promulguée en 2006. « Agir autrement engagerait sa responsabilité personnelle et historique », préviennent les évêques.
La CENCO voit dans l’article 220, qui verrouille notamment le nombre et la durée des mandats présidentiels, « un véritable rempart contre la dictature et la privatisation de l’État ». Elle appelle la population à s’opposer « par tous les moyens légaux et pacifiques » à toute modification de ces dispositions intangibles.
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