Politique La CENCO reconnaît un « consensus » autour de Félix Tshisekedi, accusant la MP et  « certains opposants » de vouloir « retarder les élections »

La CENCO reconnaît un « consensus » autour de Félix Tshisekedi, accusant la MP et  « certains opposants » de vouloir « retarder les élections »

Sur les antennes de Radio France Internationale dimanche, Monseigneur Fridolin Ambongo s'est montré très critique à l'endroit de la Majorité Présidentielle et des opposants dissidents du Rassemblement qu'il accuse de vouloir "retarder les élections".

La CENCO reconnaît un « consensus » autour de Félix Tshisekedi, accusant la MP et  « certains opposants » de vouloir « retarder les élections »
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 6 MARS 2017 - 10:19 WAT · 3 min de lecture

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) craint que « les manoeuvres » politiques actuelles puissent retarder les élections prévues à la fin de cette année en République démocratique du Congo. Dans une interview à la RFI dimanche soir, le vice-président de la Cenco, Monseigneur Fridolin Ambongo a fustigé ce qu’il qualifie de « manoeuvres dilatoires » des politiques qui visent à ne pas appliquer l’accord du 31 décembre.

« Nous craignons que toutes ces dissidences soient  tout simplement manoeuvres dilatoires pour retarder la mise en application de l’accord et dans le pire des cas, c’est de mettre dans les oubliettes les accords du 31 décembre. Ces manoeuvres venues de la part de tous ceux qui ne veulent pas aller aux élections: ça peut être de la Majorité, ça peut être aussi de la part de certains de l’opposition qui ne trouvent pas leur compte à aller aux élections« , a dit le Vice-président de la CENCO, faisant notamment allusion à des querelles internes au sein du Rassemblement actuellement.

L’opinion se rappelle que le weekend a été fracassant pour le Rassemblement. Deux ailes sont nées juste après la désignation de Félix Tshisekedi et de Pierre Lumbi comme les nouveaux leaders de cette structure.

Contestant la qualité d’opposant de Pierre Lumbi, Joseph Olenghankoy s’est fait désigner lui aussi président du Conseil des sages. Patrick Mayombe, ministre de l’Agriculture dans le gouvernement Badibanga a également été choisi comme président du Conseil des sages. Son aile est essentiellement composée des opposants signataires de l’accord de la Cité de l’Union africaine. Ces opposants affirment être les signataires de l’acte de Genval portant création du Rassemblement. Jean-Pierre Lisanga Bonganga, boudeur au départ, a fini par faire allégeance à l’équipe pilotée par Félix Tshisekedi. En quête de reconnaissance, Joseph Olenghankoy a demandé à la CENCO de trancher.

La réponse des prélats catholiques n’a pas tardé. « S’il y a des voix discordantes à l’intérieur du Rassemblement, nous exhortons les uns et les autres à régler leurs problèmes à l’interne. Ce n’est pas le travail de la CENCO« , a ajouté déclaré  Mgr Fridolin Ambongo, toujours durant son intervention à la RFI.

Même si la CENCO ne s’immisce pas dans les querelles internes des partis politiques, son vice-président a par ailleurs signalé qu’en tant que pasteurs, ils sont disposés à donner des conseils et quand on les leur demande.

« Quand nous avons reçu samedi soir la délégation conduite par Félix Tshisekedi qui est venue nous signifier la décision du Rassemblement. Nous avons noté une certaine unanimité, un large consensus autour de la désignation de Félix Tshisekedi comme président du Rassemblement« , a déclaré  Mgr Fridolin Ambongo interrogé par RFI.

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B
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