Politique Accord RDC–Rwanda : l’énergie comme moteur d’une paix durable dans les Grands Lacs
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Accord RDC–Rwanda : l’énergie comme moteur d’une paix durable dans les Grands Lacs

Poignée de main entre ministre congolais des affaires étrangères et son homologue Rwandais. Photo droit aux tiers.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 3 AOÛT 2025 - 15:41 WAT · 2 min de lecture

La République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda ont réaffirmé leur volonté de coopérer dans le domaine énergétique, à travers la création d’un pool énergétique régional, inscrit dans le traité de paix signé à Washington. Cette ambition a été formalisée dans l’Énoncé des Principes du Cadre d’Intégration Économique Régionale (CIER), rendu public le samedi 1er août 2025.

Selon ce document, les deux pays s’engagent à accroître la production et l’accès à l’électricité, tant pour les industries que pour les ménages, dans une optique de développement partagé.

« En coordination avec les pays voisins de la région des Grands Lacs, et conformément au plan directeur de l’Union africaine pour un système électrique continental, les participants ont l’intention de prioriser le bouclage financier du projet hydroélectrique de Ruzizi III et l’exploitation durable du méthane du lac Kivu pour la production et la transmission d’électricité », précise le CIER.

Au-delà de l’énergie, les deux États ambitionnent de bâtir un avenir fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, en renforçant leur connectivité avec les initiatives de développement économique, tant régionales qu’internationales. Le CIER ouvre ainsi la voie à de nouvelles opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs clés : mines, infrastructures, industrie, énergie, agroalimentaire, santé publique et gestion des parcs nationaux.

La signature de cet accord s’inscrit dans la continuité de la Déclaration de principes adoptée à Washington le 25 avril 2025, par les ministres des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner (RDC) et Olivier Nduhungirehe (Rwanda). Cette dynamique diplomatique a été consolidée par l’Accord de paix du 27 juin 2025, que les deux États s’engagent à mettre en œuvre, notamment en luttant contre le commerce illicite des ressources naturelles, source de financement pour les groupes armés dans la région.

Le communiqué insiste sur le fait que toutes ces initiatives doivent être menées dans le respect strict de la souveraineté nationale, des législations et des réglementations en vigueur dans chaque pays. Les deux gouvernements souhaitent également que le CIER reste une plateforme évolutive, ouverte à de nouveaux domaines de coopération définis d’un commun accord.

Albert Einstein M

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