Bas — Uélé : Mike Mokeni met en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux
Bas — Uélé : Mike Mokeni met en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux
AFP
À l’en croire, ces attaques visent des personnalités politiques et des notables de la province. Le communiqué, portant la référence N°014/KMM/002/DIRCAB/CAB/PROGOU/BU/2025, exprime sa préoccupation des autorités provinciales face à ce qu’il qualifie d’un comportement irresponsable et inacceptable. Le Cabinet du Gouverneur souligne que ces actes ne sont pas de simples « dérives », mais des « faits punissables par les lois de la République ».
Selon ce cabinet, les propos incriminés sont tenus au sein de certains groupes de discussion des réseaux sociaux animés par des ressortissants du Bas-Uélé. Les autorités provinciales rappellent que les cibles de ces attaques incluent les membres du Gouvernement Provincial, les Députés Nationaux et Sénateurs, les Députés Provinciaux, ainsi que d’autres notables de la province.
« Ces comportements constituent une atteinte grave à l’honneur et à l’autorité des Institutions. La liberté d’expression n’est pas la liberté d’insulter. Pour mettre fin à ces agissements, le Cabinet du Gouverneur a pris plusieurs mesures strictes. Des instructions claires ont été données aux services compétents pour identifier les fauteurs de trouble et les déférer aux autorités judiciaires. Les auteurs, co-auteurs et complices de ces actes haineux sont sévèrement mis en garde et l’on précise que plus aucun acte de cette nature ne sera toléré », peut-on lire dans le communiqué.
L’exécutif provincial du Bas-Uelé insiste également sur la responsabilité des administrateurs de groupes de discussion. Ces derniers, affirme-t-on, seront tenus pour pleinement responsables de tout contenu diffamatoire publié sous leur gestion et pourraient être poursuivis en tant que co-auteurs des infractions si des mesures de modération ne sont pas immédiatement prises.
Bien plus, les autorités du Bas-Uélé rappellent à tous les citoyens que la liberté d’expression ne saurait être confondue avec la liberté d’insulte. Elles affirment que l’autorité de l’État sera défendue avec fermeté et que les contrevenants subiront la rigueur de la loi, conformément au code pénal congolais et au code du numérique de 2023.
Serge SINDANI