Beni : un pseudo « lieutenant-général » condamné à 20 ans de prison, trois militaires FARDC écopent de la peine de mort
Beni : un pseudo « lieutenant-général » condamné à 20 ans de prison, trois militaires FARDC écopent de la peine de mort
AFP
Le tribunal militaire de garnison de Beni a condamné, vendredi 10 juillet, cinq prévenus poursuivis notamment pour incitation de militaires à violer leurs obligations et désertion. Parmi eux, un homme se présentant comme « lieutenant-général » a écopé de 20 ans de servitude pénale, tandis que trois militaires des FARDC ont été condamnés à la peine de mort.
À la barre comparaissait notamment Paluku Kasereka Timothée Bonheur, qui se présentait comme un « lieutenant-général » sans reconnaissance légale. Il était poursuivi pour recrutement illégal et création d’un centre de formation dans la ville de Beni. Selon le ministère public, il avait enrôlé plusieurs jeunes, dont des militaires en activité, au sein de son mouvement.
Statuant au premier degré en matière répressive, le tribunal a déclaré Paluku Timothée coupable, de même qu’un de ses compagnons. Les deux hommes ont été condamnés à 20 ans de servitude pénale principale pour incitation de militaires à agir contre leurs devoirs et pour création d’un centre de formation illégal.
Trois militaires FARDC condamnés à la peine de mort
Trois militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), également poursuivis dans cette affaire, ont été condamnés à la peine de mort pour violation de consigne et désertion simple.
Les audiences, organisées pendant trois jours en plein espace public, visaient également à sensibiliser la population et à dissuader toute tentative de recrutement illégal ou d’atteinte à la discipline militaire.
Dans son jugement, le tribunal a rappelé que toute personne qui se présente comme responsable d’un mouvement armé sans reconnaissance légale, utilise les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations, insulter les autorités ou inciter des militaires à manquer à leurs obligations s’expose à des poursuites judiciaires et à de lourdes sanctions prévues par la loi.
La juridiction militaire a également lancé un avertissement à toute personne qui se réclame des groupes Wazalendo ou d’autres mouvements armés pour commettre des exactions. Elle a insisté sur le fait qu’aucun auteur de tels actes ne bénéficiera d’une quelconque impunité devant la justice.
Isaac Bin-Ngeve
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