Conflit post-électoral: «la CENI ne souscrit pas à cette négativité » (D. Kadima)
Conflit post-électoral: «la CENI ne souscrit pas à cette négativité » (D. Kadima)
AFP
À Cent-dix (110) jours du vote, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a convoqué, ce vendredi 1er septembre, l’électorat pour l’élection du Président de la République du 20 décembre 2023. La centrale électorale s’est fixée pour objectif primordial d’améliorer la qualité du processus électoral avec entre autres la prise en considération des observations et recommandations faites par les missions d’observations électorales et les autres parties prenantes.
Dans son discours à cette occasion, le Président de la CENI, Denis Kadima a souligné qu’à ceux qui espèrent que la CENI va conduire le processus électoral et plus précisément la gestion et la publication des résultats électoraux, dans l’opacité et de manière partisane se détrompent.
« La CENI ne souscrit pas à cette négativité. Il s’agit là d’un procès d’intention qui, jusqu’à ce stade du processus, s’est avéré sans fondement. Nous avons donc géré avec professionnalisme et honnêteté la cartographie opérationnelle, la refonte du fichier électoral, la répartition des sièges ainsi que les candidatures », a-t-il déclaré.
D’après lui, son équipe travaille avec intégrité et le fait ainsi par conviction.
« Nous sommes convaincus que ce 4ème cycle électoral va hausser le standard en matière électorale et ainsi contribuer à la consolidation de la démocratie et de la paix dans notre cher pays », a-t-il rassuré.
Répondant à ceux qu’il qualifie « des prophètes de malheur » qui espèrent et affirment à haute voix que la CENI sera la cause d’un violent conflit post-électoral qui justifierait une grave instabilité politique et qui conduirait à un changement de régime antidémocratique, Denis Kadima a retoqué en ces termes : « Nous leur répondons simplement en deux mots : Sans Effets ».
Pour lui, la vision de la CENI qu’il dirige est celle de devenir «une CENI de standard mondial qui imprime une culture démocratique pérenne en République Démocratique du Congo».
« Nous aspirons aussi bien avec humilité qu’avec détermination à être un modèle de gestion électorale qui va inspirer et émuler les équipes qui nous succéderont à la CENI ainsi que nos sœurs et frères d’autres pays africains et au-delà. Sur ce, je convoque, ce jour, l’électorat pour l’élection du Président de la République », a-t-il conclu.
Christian Okende
