Politique Décès de Catherine Nzuzi wa Mbombo : attristée, Denise Nyakeru appelle à une profonde reconnaissance
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Décès de Catherine Nzuzi wa Mbombo : attristée, Denise Nyakeru appelle à une profonde reconnaissance

Décès de Catherine Nzuzi wa Mbombo : attristée, Denise Nyakeru appelle à une profonde reconnaissance
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 19 MARS 2026 - 15:31 WAT · 3 min de lecture

La Première Dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi dit avoir appris avec tristesse le décès de Catherine Nzuzi wa Mbombo. Cette dernière a tiré sa révérence mercredi 18 mars à la Clinique Ngaliema, à l’âge de 82 ans.

À cette occasion, elle a salué la mémoire d’une grande figure de l’histoire du pays, dont le parcours remarquable est marqué par l’engagement et le courage.

« Grande figure de notre histoire nationale, elle laisse le souvenir d’un parcours remarquable, marqué par l’engagement, le courage et la transmission : un parcours qui force le respect et appelle à une profonde reconnaissance », a déclaré la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi sur son compte X.

Selon elle, sa rencontre avec Catherine Nzuzi wa Mbombo demeure une source d’inspiration, un vibrant rappel de la valeur et de la grandeur d’âme de celles qui ont contribué à écrire l’histoire de la République démocratique du Congo.

« J’ai eu l’honneur d’aller à sa rencontre, d’écouter son expérience, ses combats, ses erreurs comme ses réussites. Ce moment précieux demeure pour moi une source d’inspiration, un vibrant rappel de la valeur et de la grandeur d’âme de celles qui, comme elle, ont contribué à écrire l’histoire de notre pays. Elle est de celles qui ont conjugué le Congo au féminin avec constance et dignité », a-t-elle souligné.

Touchée par la disparition de cette doyenne des femmes politiques du pays, Denise Nyakeru Tshisekedi a présenté ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ceux qu’elle a inspirés.

« En cette douloureuse circonstance, j’adresse mes condoléances les plus émues à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ceux qu’elle a inspirés, formés et impactés », a-t-elle conclu.

Selon son avocat Jean-Pierre Nkombe joint par Radio Okapi, l’illustre disparue avait entamé sa carrière politique à l’âge de 23 ans, en assumant les fonctions de bourgmestre de la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Il a laissé entendre que Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est imposée comme l’une des figures féminines les plus marquantes de la vie politique en République démocratique du Congo. Son parcours, riche et diversifié, l’a conduite à occuper plusieurs hautes fonctions, notamment celles de commissaire provinciale, de vice-gouverneure de la ville-province de Kinshasa, ainsi que de gouverneure du Kongo Central (alors Bas-Zaïre) entre 1972 et 1974. Elle a également dirigé la ville-province de Kinshasa en tant que gouverneure.

Au sein du Mouvement populaire de la révolution, elle s’est illustrée comme vice-présidente avant d’en assurer la direction, sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko. Après l’ouverture démocratique de 1990, elle a poursuivi son engagement au sommet de l’État en tant que conseillère particulière du chef de l’État jusqu’à la fin du régime.

Figure emblématique et doyenne des femmes politiques congolaises, elle s’est également investie dans la société civile, présidant plusieurs organisations dédiées à la promotion de la femme et à l’encadrement des commerçantes. Dans le cadre de la transition politique issue des accords de Sun City et du gouvernement dit « 1+4 », cette figure du courant mobutiste a occupé les fonctions de ministre des Affaires humanitaires.

Elle s’était portée candidate à l’élection présidentielle de 2006 sous la bannière du MPR, marquant ainsi une ultime étape de son engagement politique.

Christian Okende

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