Ebola en RDC : le bilan officiel atteint 2 267 cas et 893 décès au 17 juillet, le suivi des contacts remonte à 83,6 %
Le point de situation officiel du 17 juillet porte le bilan à 2 267 cas confirmés et 893 décès, soit 86 cas de plus en un jour. Le gouvernement fait état d'un suivi des contacts remonté à 83,6 %. L'Ituri reste l'épicentre.
Ebola en RDC : le bilan officiel atteint 2 267 cas et 893 décès au 17 juillet, le suivi des contacts remonte à 83,6 %
AFP
Le point de situation officiel arrêté au 17 juillet et publié le lendemain par le gouvernement, à partir des données de l’Institut national de santé publique, porte le bilan de la maladie à virus Ebola à 2 267 cas confirmés et 893 décès dans cinq provinces, soit 86 nouveaux cas et 29 décès supplémentaires en une journée. La létalité globale s’établit à 39,4 %. Sept cent vingt-deux patients sont en isolement ou hospitalisés et 444 personnes ont guéri, dont 32 nouvelles au cours de la journée.
Le gouvernement met en avant des signes de consolidation de la riposte. Le suivi des contacts, donné à 66,9 % la veille, est remonté à 83,6 %, une progression qu’il attribue à l’Ituri et au Nord-Kivu, tandis que l’investigation des alertes atteint 93,6 %. « La surveillance et la détection précoce restent pleinement opérationnelles », affirme le communiqué, qui fait aussi état de la remise de brevets à dix patients guéris à Nizi et de la poursuite de la construction de centres de traitement. Il signale par ailleurs la réception de matériels de laboratoire à Logo, la préparation de sites de proximité à Mambasa et Logo, ainsi que le déploiement d’ambulances et d’intrants de prévention au bénéfice des provinces touchées.
L’Ituri toujours épicentre
La province de l’Ituri concentre l’essentiel de l’épidémie, avec vingt-sept des trente-six zones de santé touchées. Le Nord-Kivu en compte onze, le Haut-Uélé quatre et la Tshopo trois. Au Sud-Kivu, Miti-Murhesa, seule zone affectée de la province, demeure hors des zones actives, en attente d’une éventuelle déclaration de fin provinciale. Aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée, relève le gouvernement, qui évoque une riposte qui « gagne en structuration ».
Ces indicateurs en amélioration accompagnent un bilan qui continue de grimper. Deux jours plus tôt, l’Organisation mondiale de la santé rappelait qu’« environ deux tiers des décès surviennent dans les communautés, parmi des personnes qui ne reçoivent jamais de soins », et que plus de 80 % des nouveaux cas étaient détectés en dehors des listes de contacts connus. L’organisation estimait alors que l’épidémie « continue de devancer la riposte ».
L’épidémie, la dix-septième que connaît la RDC, est due à la souche Bundibugyo, contre laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique. La riposte repose sur le dépistage, l’isolement des cas confirmés et le suivi des contacts, ainsi que sur les enterrements sécurisés.
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