Santé Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 1 307 cas et 377 décès, le suivi des contacts recule
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Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 1 307 cas et 377 décès, le suivi des contacts recule

Au 28 juin, l'épidémie d'Ebola totalise 1 307 cas et 377 décès. La létalité atteint 28,8 % et le suivi des contacts recule à 81,3 %, tandis que 615 patients sont pris en charge.

Ebola en RDC : le bilan officiel monte à 1 307 cas et 377 décès, le suivi des contacts recule
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 JUIN 2026 - 00:54 WAT · 3 min de lecture

Le gouvernement congolais et l’Institut national de santé publique (INSP) ont communiqué un nouveau bilan, arrêté au 28 juin 2026. La 17e épidémie d’Ebola, déclarée le 15 mai dans l’Est du pays, totalise désormais 1 307 cas confirmés et 377 décès. L’Ituri reste l’épicentre du foyer, qui touche aussi le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

La veille, au 27 juin, le décompte officiel s’établissait à 1 274 cas et 360 décès. En une journée, le bilan s’alourdit donc de 33 cas et de 17 décès. La létalité globale passe de 28,3 % à 28,8 %, un taux qui demeure sous la mortalité historique de la souche Bundibugyo, située entre 30 et 50 % lors des épidémies passées.

Cette souche, rare, ne dispose à ce jour d’aucun vaccin homologué ni traitement spécifique. Le vaccin Ervebo, employé lors des flambées précédentes dans l’Est, ne cible que la souche Zaïre. Des candidats vaccins et traitements ont été retenus par l’OMS pour des essais cliniques. En attendant, la riposte repose sur la détection précoce, l’isolement, la recherche des contacts et les enterrements sécurisés.

Deux indicateurs bougent nettement d’un point à l’autre. Le nombre de patients en prise en charge grimpe de 502 à 615, signe d’une charge hospitalière qui s’accentue. Dans le même temps, le taux de suivi des contacts recule, de 87,1 % à 81,3 %, alors qu’il s’agit du levier central pour casser les chaînes de transmission. Les guérisons, elles, progressent à peine : 180 personnes rétablies, contre 178 la veille.

La riposte continue pourtant d’arracher des vies à la maladie. « C’est une victoire qui mérite d’être célébrée. C’est un message fort qui montre qu’il est possible de se remettre d’Ebola lorsqu’on se fait soigner rapidement dans un établissement de santé spécialisé », a déclaré le docteur Dieudonné Mwamba Kazadi, directeur général de l’INSP. La précocité de la prise en charge reste le facteur qui distingue, le plus souvent, les patients qui survivent de ceux qui meurent.

Les capacités d’accueil, déjà sollicitées, le sont davantage avec 615 malades pris en charge. « Chaque zone sanitaire présente une dynamique différente. Dans certaines localités, la situation reste stable, tandis que dans d’autres, on observe une augmentation significative (…). Les centres de traitement actuels sont sous pression, avec 84 % des lits actuellement occupés », constatait le 23 juin à Genève le docteur Abdi Mahamud, directeur des opérations d’alerte à l’OMS.

Le gouvernement appelle la population à consulter sans délai dès l’apparition de symptômes comme une fièvre soudaine, une fatigue intense, des vomissements ou des saignements inexpliqués, à signaler tout cas suspect et à s’en tenir aux informations des autorités sanitaires. Un numéro vert gratuit, le 151, reste joignable pour toute alerte.

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B
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