Politique Embargo sur les armes : Le Ministre des affaires étrangères s’oppose à toute manifestation contre l’ONU
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Embargo sur les armes : Le Ministre des affaires étrangères s’oppose à toute manifestation contre l’ONU

Embargo sur les armes : Le Ministre des affaires étrangères s’oppose à toute manifestation contre l’ONU
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 14 NOVEMBRE 2022 - 11:21 WAT · 4 min de lecture

Alors qu’à Kinshasa s’observe un tollé général contre les Nations-Unies sur sa décision obligeant la République démocratique du Congo à déclarer toute acquisition d’armement pour son armée, le Ministre congolais des affaires étrangères, qui expliquait il y a 3 jours, qu’une cargaison a été interdite d’acheminer des matériels militaires à destination de la RDC, s’oppose à toute manifestation hostile au système des Nations-Unies.

Dans un court tweet, il estime étant donné que la demande de la RDC pour la levée de cette décision est introduite et est sous examen, manifester contre l’ONU « va profiter aux ennemis du pays ».

« La demande de la levée de l’obligation de déclarer la vente d’une catégorie d’armes à la RDC déjà introduite au Comité des sanctions et est sous examen.Toutes manifestations contre les institutions/ONU ou les partenaires extérieurs desserviront la RDC au profit de ses ennemis », a-t-il écrit sur Twitter.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs jeunes ont appelé à des manifestations ce mercredi sur toute l’étendue du pays contre les systèmes des Nations Unies et toute la communauté internationale pour manifester le ras-le-bol du pays sur la persistance de cette mesure limitant la RDC à s’approvisionner en armement.

« Injustice flagrante »

Le vice-premier ministre, ministre des Affaires Étrangères, Christophe Lutundula s’est exprimé, le vendredi 11 novembre lors d’un briefing hebdomadaire, au sujet de l’embargo sur les armes imposé à la RDC par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Répondant à la déclaration du Président du comité des sanctions de l’ONU selon laquelle l’embargo sur les armes ne concerne pas le gouvernement congolais, le Chef de la diplomatie congolaise a souligné que c’est pour une catégorie d’armes qui n’est pas encore abrogée.

D’après le VPM Christophe Lutundula, il n’y a aucune raison aujourd’hui qui puisse expliquer le maintien de la RDC dans une situation d’un pays sur lequel pèse une hypothèque de méfiance.

« Il y a des banques, des transporteurs même ceux qui fabriquent les armes, ils ne veulent pas traiter avec nous parce qu’il y a les Nations-Unies. Vous êtes sur la liste noire. Le monde des commerçants, des marchands d’armes est frileux. Personne ne veut avoir des problèmes avec les Nations-Unies », a-t-il déclaré.

Le Chef de la diplomatie congolaise a par la même occasion, révélé qu’un lot de matériels militaires achetés par le gouvernement ne peut arriver en RDC à cause de cette mesure.

« Il y a un cas qui se produit, je ne vais pas donner les détails. Au moment où je vous parle nous sommes dans cette situation-là où ce qui a été acheté les matériels militaires, venaient vers ici dans cours de route, le transporteur a dit non non, ça ne peut pas arriver à la RDC», a-t-il fait savoir.

Face à cette situation, il a laissé entendre que le gouvernement congolais a fait savoir au comité des sanctions des Nations-Unies qui est en RDC actuellement que non seulement est une « hypothèque réelle » ne fût-ce que psychologique mais aussi c’est une « injustice flagrante » qui constitue pour les congolais un soutien à l’ennemi de la RDC.

« Au niveau le plus élevé le secrétaire général de l’ONU, on dit que le M23 a des armes sophistiquées et il est vraiment une armée conventionnelle classique. Quand on dit ces armes viennent d’où, il a dit ça vient de quelque part. Nous, nous disons ça vient du Rwanda ça n’a pas de doute. Celui qui nous combat le M23, il a déjà trouvé les armes qui sont achetés à travers le monde sans déclaration sans quoi que ce soit pour nous combattre. Et à nous on dit non, si on va vous vendre ça, on doit déclarer. Est-ce que ce n’est pas une façon de nous affaiblir ? Je n’ose pas dire complicité non je suis des affaires étrangères. Mais la conséquence logique palpable ce qu’on nous affaiblit », a déclaré le vice-premier ministre, ministre des Affaires Étrangères, Christophe Lutundula.

Stéphie MUKINZI M

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