Santé Étoile Bleue : le ministère de la Santé annonce un service d’aide médicale urgente, Kinshasa en ville pilote
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Étoile Bleue : le ministère de la Santé annonce un service d’aide médicale urgente, Kinshasa en ville pilote

Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale annonce Étoile Bleue, un service d’aide médicale urgente et de prise en charge préhospitalière dont Kinshasa sera la ville pilote. Plus de 200 professionnels formés au Maroc et à Kinshasa, plus d’une dizaine d’hôpitaux antennes prévus dans la capitale.

Étoile Bleue : le ministère de la Santé annonce un service d’aide médicale urgente, Kinshasa en ville pilote
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 21 SEPTEMBRE 2026 - 10:00 WAT · 5 min de lecture

Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale annonce la mise en place d’Étoile Bleue, un service d’aide médicale urgente et de prise en charge préhospitalière dont Kinshasa sera la ville pilote. Selon la cellule de communication du ministère, le dispositif doit relier les équipes d’intervention, des moyens de transport médicalisés et un réseau de plus d’une dizaine d’hôpitaux antennes de la capitale. Plus de 200 professionnels de santé congolais ont déjà été formés dans ce cadre, au Maroc et à Kinshasa.

Une chaîne, de l’appel à l’hôpital

Ce que le ministère décrit n’est pas un parc d’ambulances mais une séquence. Réception de l’urgence, intervention sur place, premiers soins, transport médicalisé, puis orientation vers une structure hospitalière capable de recevoir le patient : chaque maillon est censé être tenu par le même service. Les moyens annoncés comprennent des ambulances et des motos.

Le point d’arrivée de cette chaîne est déjà dessiné. Dans un premier temps, un réseau de plus d’une dizaine d’hôpitaux antennes à Kinshasa est appelé à recevoir les patients pris en charge par le service. Le ministère présente cette articulation entre les équipes de terrain et les établissements comme le cœur du dispositif, et Étoile Bleue comme le premier service structuré d’aide médicale urgente et de prise en charge préhospitalière du pays.

Jusqu’ici, indique la même communication, la prise en charge des urgences reposait largement sur les capacités propres des établissements de santé et sur les moyens disponibles au moment de l’urgence. Autrement dit, sur ceux du malade et de sa famille pour atteindre l’hôpital.

Plus de 200 professionnels formés, trois missions au Maroc

Le volet le plus avancé du projet est la formation. Dans le cadre d’une coopération entre le gouvernement congolais et l’établissement que le ministère désigne comme la Clinique internationale du Maroc, plus de 200 professionnels de santé congolais ont été formés au titre d’Étoile Bleue.

Ces formations se sont tenues au cours de trois missions au Royaume du Maroc, une en 2025 et deux en 2026, à Casablanca et à Marrakech. Elles ont concerné des médecins, des infirmiers et des sages-femmes engagés dans la chaîne des urgences, et ont porté sur les méthodes, les protocoles et l’organisation propres à la médecine d’urgence et à la prise en charge préhospitalière. D’autres sessions ont été organisées à Kinshasa.

Le choix de former avant de déployer est assumé par le ministère, qui souligne que le service ne repose pas d’abord sur des équipements mais sur des femmes et des hommes capables d’intervenir, et qui inscrit l’opération dans une logique de transfert de compétences vers le niveau national.

Une formation nationale lancée en avril

Le chantier a une trace publique antérieure. Le 14 avril 2026, le ministère annonçait sur son site le lancement de la première édition nationale de la formation en prise en charge préhospitalière, une séquence conduite sous l’autorité du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le docteur Samuel Roger Kamba.

Cette première édition nationale situe le début du travail de formation cinq mois avant l’annonce du dispositif lui-même, et le rattache à une politique nationale et non à la seule coopération marocaine.

Les urgences que le dispositif vise

La cellule de communication du ministère énumère les situations visées : accidents de circulation, malaises, traumatismes, complications obstétricales, détresses respiratoires, accidents domestiques ou professionnels. Dans chacune, écrit-elle, le temps est un facteur déterminant.

Les complications obstétricales donnent la mesure de ce que coûte la distance. BETO a documenté au Kwango ce que produit la perte d’une maternité pour les femmes qui doivent alors accoucher plus loin, ou pas à l’hôpital. C’est le même paramètre, le trajet, que le service entend prendre en charge.

Le dispositif s’inscrit dans une série d’investissements annoncés dans les capacités techniques du système de santé, dont le renforcement des laboratoires provinciaux.

Kinshasa d’abord, le reste du pays ensuite

Le ministère pose Étoile Bleue comme la base d’un système appelé à s’étendre au-delà de Kinshasa. Aucune échéance n’est fixée pour cette extension. À ce stade, la date de mise en service, le numéro d’appel d’urgence, le nombre d’ambulances et de motos affectées au service et la liste des hôpitaux antennes retenus ne sont pas encore arrêtés publiquement.

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B
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