Éducation & Formation Exetat 2025 : grâce à Diplome.cd, les lauréats recevront désormais leur diplôme numérique dès la publication des résultats

Exetat 2025 : grâce à Diplome.cd, les lauréats recevront désormais leur diplôme numérique dès la publication des résultats

Exetat 2025 : grâce à Diplome.cd, les lauréats recevront désormais leur diplôme numérique dès la publication des résultats
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 28 JUILLET 2025 - 16:21 WAT · 4 min de lecture

La 58e session ordinaire de l’Examen d’État a été officiellement lancée ce lundi 28 juillet 2025 par Raïssa Malu, ministre d’État à l’Éducation nationale, au Collège Don Bosco de Masina, à Kinshasa.

Cette édition 2025 innove à plus d’un titre. Mais au-delà du lancement officiel, comme à l’accoutumée, cette 58e édition marque la consécration de la plateforme http://www.diplome.cd.

Il s’agit de la première plateforme nationale de certification numérique des diplômes d’État, adossée à la technologie de la blockchain, mise en vigueur dès cette année.

«La fraude aux diplômes est un fléau que nous avons décidé d’éradiquer. Grâce à la plateforme E-Diplôme, chaque titre académique est désormais infalsifiable, traçable et disponible à vie. Un simple QR code ou un lien sécurisé permet aux universités, ambassades et employeurs de vérifier instantanément l’authenticité d’un diplôme — une innovation qui renforce la crédibilité de notre système éducatif à l’échelle mondiale », a déclaré la ministre dans une tribune publiée à la veille du lancement de l’Exetat.

Grâce à diplome.cd, chaque diplômé pourra désormais accéder à son certificat en version numérique dès la publication officielle des résultats. Un QR code sécurisé permettra aux universités, employeurs, ambassades ou tout autre organisme habilité de vérifier l’authenticité du document en quelques secondes.

Fini les falsifications, les diplômes égarés ou les procédures interminables pour les authentifier.

«La RDC devient ainsi un précurseur des solutions publiques africaines utilisant la blockchain », a insisté Raïssa Malu.

Grâce à cette politique introduite par la ministre, la RDC devient un pionnier en Afrique centrale dans l’intégration de la blockchain à la gouvernance éducative.

Un million de finalistes, une nation à l’unisson

Raïssa Malu, ministre d'État à l'Éducation nationale, s'exprimant lors du lancement de la 58e session ordinaire de l'Examen d'État au Collège Don Bosco de Masina, Kinshasa, avec des affiches à l'arrière-plan.

Pour cette session 2025, 1.079.341 candidats du cycle long et 6.022 du cycle court professionnel participent aux épreuves, dans 3.165 centres répartis à travers le pays, ainsi que dans 13 centres implantés à l’étranger (en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie).

Dans cette perspective, la ministre a appelé à une refondation du système éducatif, fondée sur l’équité, la rigueur, la modernité et la responsabilité citoyenne. Car pour elle, l’Examen d’État n’est pas seulement un test académique : il est aussi un rituel civique, une épreuve de vérité et un acte de foi républicaine.

«Soyez dignes des valeurs de la nouvelle citoyenneté. L’Exetat est le miroir de notre engagement collectif pour un Congo intègre et ambitieux », a-t-elle exhorté devant les finalistes.

Vers une modernisation profonde de l’enseignement

L’innovation ne s’arrête pas à la certification numérique. Le ministère prévoit, dès l’année scolaire 2025-2026, une réforme structurelle des contenus pédagogiques, avec l’introduction généralisée de l’approche par les situations.

Il s’agit d’un modèle d’apprentissage mettant l’accent sur le développement des compétences transversales, l’esprit critique et la capacité de résolution de problèmes, en rupture avec les méthodes centrées sur la mémorisation.

L’Examen d’État lui-même est appelé à évoluer. Un chantier de révision des épreuves est en cours afin de mieux refléter les aptitudes nécessaires à la vie active, à la citoyenneté responsable et à l’employabilité des jeunes.

Parmi les autres innovations introduites cette année figure également la numérisation des inscriptions aux examens, ainsi que l’adoption de S-Note Manager, une intelligence artificielle conçue pour accompagner les correcteurs dans l’analyse et la notation des copies. Cette technologie, encore en phase de test, vise à standardiser l’évaluation, réduire les biais humains et accélérer la publication des résultats, tout en assurant une traçabilité rigoureuse des processus.

C. Timothée Ézéchiel

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