Politique Haut-Katanga : disparition du gouverneur Kyabula, Martin Kazembe désigné pour assurer l’intérim
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Haut-Katanga : disparition du gouverneur Kyabula, Martin Kazembe désigné pour assurer l’intérim

Haut-Katanga : disparition du gouverneur Kyabula, Martin Kazembe désigné pour assurer l’intérim
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 17 JUILLET 2025 - 15:26 WAT · 2 min de lecture

Le vice-gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe, a été désigné pour assurer l’intérim de Jacques Kyabula Katwe, actuellement indisponible. La décision a été communiquée mercredi 16 juillet via un télégramme du ministère de l’Intérieur, signé par le vice-ministre des Affaires coutumières, Jean-Baptiste Ndeze, au nom du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani.

Selon ce document officiel, cet intérim vise à garantir la continuité des activités de la province en attendant une clarification de la situation à Kinshasa. « Tirant la conséquence de l’indisponibilité de M. Jacques Kyabula, gouverneur du Haut-Katanga, prendre toutes les dispositions nécessaires aux fins d’assurer l’intérim pour ne pas bloquer le fonctionnement de la province », précise le télégramme.

Cette mesure intervient alors que Jacques Kyabula a été convoqué à Kinshasa par les autorités centrales. D’après plusieurs sources, cette convocation serait liée à ses propos controversés tenus lors d’un meeting de l’Union sacrée organisé le 30 juin dernier à Lubumbashi, à l’occasion du 64ᵉ anniversaire de l’indépendance de la RDC.

Devant ses partisans, le gouverneur avait qualifié l’ancien président Joseph Kabila et l’opposant Corneille Nangaa de « Congolais », estimant que leurs différends politiques devaient être « réglés en famille ». Ces déclarations ont été interprétées par certains cadres de la majorité présidentielle comme une tentative de réhabilitation d’acteurs accusés de collusion avec les rebelles du M23 et l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), active dans l’est du pays.

Dans ce même discours, Jacques Kyabula avait pourtant condamné la responsabilité du Rwanda dans la déstabilisation de l’Est congolais, rejoignant ainsi la position officielle du gouvernement. Mais l’ambiguïté de ses propos envers ces figures politiques controversées aurait provoqué des remous au sein du pouvoir, précipitant sa convocation à Kinshasa.

Silas MUNGINDA

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