Environnement & Climat Nduye : un écogarde tué et une sous-station de la Réserve de faune à okapis incendiée

Nduye : un écogarde tué et une sous-station de la Réserve de faune à okapis incendiée

Un écogarde a été tué et la sous-station Nord-Est de la Réserve de faune à okapis incendiée dans la nuit du 1er au 2 octobre à Nduye, territoire de Mambasa. L’attaque est attribuée aux ADF. La réserve est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nduye : un écogarde tué et une sous-station de la Réserve de faune à okapis incendiée
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 2 OCTOBRE 2026 - 12:45 WAT · 2 min de lecture

Un écogarde a été tué et les installations de la sous-station Nord-Est de la Réserve de faune à okapis ont été incendiées lors d’une attaque nocturne attribuée aux Forces démocratiques alliées, à Nduye, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. L’Institut congolais pour la conservation de la nature a confirmé les faits, survenus dans la nuit du 1er au 2 octobre 2026, selon Radio Okapi.

L’agent a été tué alors que les écogardes étaient engagés dans leur mission de protection de la biodiversité, indique l’institut. Son directeur général, Yves Milan Ngangayi, a rendu hommage au sacrifice de l’agent tombé en défendant ce patrimoine naturel.

Un patrimoine mondial dans une zone de guerre

La Réserve de faune à okapis est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle abrite l’okapi, espèce endémique de la forêt congolaise, et s’étend sur une partie du territoire de Mambasa, dans une province placée sous état de siège.

Ce statut international ne la protège pas des groupes armés. En 2012 déjà, une attaque de la milice Maï-Maï Simba y avait tué quatorze okapis et détruit des infrastructures, interrompant durablement les opérations de conservation.

Les ADF, un acteur de plus sur un théâtre saturé

L’Ituri compte déjà plusieurs foyers armés simultanés. Fin septembre, les combats de Djugu ont jeté plus de trois mille civils vers les bases de la MONUSCO, puis plus de cinq mille sur deux sites. Le 22 septembre, des tirs étaient attribués à la Convention pour la révolution populaire à Drodro et Largu, jusque dans une école.

Mambasa ajoute un front distinct, à l’est de la province, sur l’axe forestier. L’état de siège y est reconduit par tranches de quinze jours.

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