Kasaï Central : l’exécutif provincial appelle à un engagement collectif pour lutter contre les VBG
Kasaï Central : l’exécutif provincial appelle à un engagement collectif pour lutter contre les VBG
AFP
Le gouvernement provincial du Kasaï-central a invité les étudiants, les professeurs d’université, acteurs de la société civile et les jeunes de tout bord de s’engager pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG), dans la province du Kasaï Central et favoriser l’égalité entre les genres.
La ministre provinciale du genre, Marie Isabelle Bampende, a lancé cet appel au nom du gouvernement provincial lors du lancement des journées de réflexion, ce samedi 22 mars, organisées par l’ONG Femme main dans la main pour le développement intégral ( FMDI), dans le cadre de prévention des VBG à travers l’adoption socio-culturelle respectant l’égalité des sexes, au Kasaï-central.
« Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation », a déclaré Marie Isabelle Bampende appellant toutes les parties prenantes à bannir le système qui obstrue l’émancipation de la femme.
En tant que paneliste lors de ces journées de réflexion, le professeur Théo Muamba a étalé les valeurs qui étaient mises en exergue dans la société Kasaïenne, qui ont enfreint l’épanouissement de la femme.
« […] Le monde entier se mobilise pour lutter contre les VBG, alors que nous sommes dans une société où il y a des pesanteurs culturelles . Chaque société est assise sur ses normes ou ses valeurs, mais celles ci doivent dans un parcours historique bloquées une véritable lutte contre les violences sexuelles », a déclaré le professeur.
« Nous avons des valeurs, poursuit-il, que nous avons considéré comme des normes socio-culturelles de notre société du Kasaï-central qui ont été considérées comme des valeurs, parce que la société ne pouvait vivre que de cette organisation sociale. Mais ces normes socio-culturelles avaient plus comme visée comme la femme, la femme était trop dépendante à l’homme et qu’elle était toujours victimisée et cette femme ne pouvait pas se libérer… Donc la femme n’était pas considérée comme partenaire de l’homme dans une société Kasaïenne, elle était une aide à l’homme, l’aide pas dans le sens biblique dans le sens de service ou plus d’interdits à son endroit. »
De ce fait, le professeur estime que la femme ne pouvait pas accéder à l’héritage, « celle qu’on considérait comme un être étranger, qui a une société comme famille biologique, et qu’elle était considérée qu’un jour qu’elle partira un jour, elle n’avait pas plus de droits. (…) , donc la femme n’avait pas de place, elle ne jouissait pas de propriété foncière », a-t-il poursuivi appellant à l’émancipation de la femme à travers des valeurs éducatives pour qu’elle devienne une personne idéale à la société.
Pierre Kabakila
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