Politique Kigali justifie sa présence militaire dans l’Est  de la RDC par la menace des FDLR
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Kigali justifie sa présence militaire dans l’Est  de la RDC par la menace des FDLR

Les rebelles du M23 se préparent à partir après une cérémonie marquant le retrait de leurs positions dans la ville de Kibumba, dans l'est de la RDC, le 23 décembre 2022. Crédit ph. Droit tiers
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 4 JUILLET 2025 - 09:20 WAT · 3 min de lecture

Malgré les accusations accablantes formulées dans le dernier rapport des experts de l’ONU, le gouvernement rwandais persiste à défendre la présence de ses troupes dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Kigali affirme agir dans une logique de «posture défensive» face à la menace persistante des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé qualifié de « milice génocidaire ».

Dans une déclaration diffusée sur son compte X (anciennement Twitter), la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a rejeté les conclusions du rapport onusien, tout en dénonçant un soutien présumé de Kinshasa aux FDLR.

« Le rapport confirme le soutien de l’État de la RDC à la milice génocidaire des FDLR et la dépendance de l’armée congolaise à leur égard comme force de combat de première ligne, mais il déforme ensuite délibérément les préoccupations sécuritaires de longue date du Rwanda », a déclaré Makolo.

Elle affirme que la présence militaire rwandaise en territoire congolais est une réponse à cette menace, en attendant l’application intégrale de l’accord de paix récemment signé.

« À la suite de la signature de l’accord de paix négocié par les États-Unis, le Rwanda est pleinement engagé dans sa mise en œuvre, y compris la neutralisation des FDLR. Cela permettra à terme la levée des mesures défensives du Rwanda, le retour sécurisé des réfugiés et la stabilité régionale », a-t-elle ajouté.

Kinshasa reste ferme sur le retrait des troupes rwandaises

En réaction, la cheffe de la diplomatie congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a souligné que la présence des troupes rwandaises en RDC reste un point de blocage majeur. Lors d’un point de presse tenu à Kinshasa ce jeudi 3 juillet, elle a insisté sur le fait que le retrait de ces forces conditionne le succès de l’accord de paix.

« La question des FDLR et du retrait des troupes rwandaises est fondamentale. Des experts militaires des deux pays sont déjà à pied d’œuvre pour assurer une mise en œuvre conjointe de l’accord et mettre fin aux violences », a-t-elle indiqué.

Le bras de fer diplomatique entre Kigali et Kinshasa se poursuit, sur fond de tensions militaires et d’accusations mutuelles, alors que la communauté internationale tente de rétablir la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Bernard Mpoyi

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