Politique Kinshasa-Est et Grand Bandundu : Eliezer Ntambwe supervise les redditions et relance la paix face au phénomène Mobondo
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Kinshasa-Est et Grand Bandundu : Eliezer Ntambwe supervise les redditions et relance la paix face au phénomène Mobondo

Le ministre délégué à la Défense nationale, Eliezer Ntambwe Mposhi. Photo droit aux tiers.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 27 MARS 2026 - 11:36 WAT · 2 min de lecture

Le ministre délégué à la Défense nationale, Eliezer Ntambwe Mposhi, a entamé ce vendredi 27 mars sa cinquième mission à Kinshasa-Est et dans le Grand Bandundu, zones fortement secouées par le phénomène Mobondo. Pendant cinq jours, sa délégation va superviser les cérémonies de reddition des combattants et renforcer les opérations de pacification dans des secteurs marqués par les violences intercommunautaires.

Le phénomène Mobondo, composé d’affrontements communautaires et d’actions de groupes armés locaux, a déjà causé de nombreuses pertes humaines, déplacé des familles et fragilisé l’économie locale. Chefs coutumiers, représentants de quartiers et ONG alertent sur l’urgence d’une réponse coordonnée pour protéger les civils et restaurer l’ordre.

Pour cette première journée, l’équipe du ministre a tenu une réunion avec les éléments de la garde républicaine pour définir l’itinéraire de la mission. Une descente est notamment prévue à Masiambio, dans le Mai-Ndombe, où des ex-combattants formaliseront leur reddition devant les autorités militaires et civiles.

Selon le gouvernement, cette initiative vise à rétablir l’autorité de l’État, sécuriser les populations et favoriser la réintégration des ex-combattants par des programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Des mesures sociales accompagnent ces actions pour s’attaquer aux causes profondes de la violence.

Le ministre a renouvelé son appel à la population à collaborer pour la paix. Des ex-leaders Mobondo intégrés à la mission participent activement, encourageant d’autres combattants à déposer les armes et à opter pour des solutions civiles.

Dans ces zones, les affrontements continuent de provoquer des pertes humaines et le déplacement massif de familles. Écoles fermées, personnel soignant absent et accès limité aux soins : l’éducation et la santé restent fortement affectées. Les acteurs humanitaires réclament un accès sécurisé pour acheminer l’aide aux populations vulnérables.

La mission comprend des représentants militaires, des acteurs civils et des autorités locales. Elle se conclura par un bilan et des recommandations destinés au ministère de la Défense et au gouvernement provincial, tandis que le dialogue avec les communautés se poursuivra pour assurer un retour durable à la paix.

Albert Einstein M

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