La société civile/forces vives de la RDC ne participera pas aux consultations sans leurs collègues en exil forcé
La société civile/forces vives de la RDC ne participera pas aux consultations sans leurs collègues en exil forcé
AFP
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 26 mars 2025, la société civile forces vives de la République démocratique du Congo, a annoncé la non-participation aux consultations politiques pour la formation d’un gouvernement d’union nationale menées par le professeur Désiré-Cashmir Kolongele Eberande.
Face au contexte tumultueux de la RDC depuis belle lurette et sa participation à la conférence nationale souveraine, jusqu’à ces jours, cette organisation estime «inopportune» sa participation à ces consultations politiques, tout en saluant cette initiative du chef de l’État. « Nous réaffirmons notre statut des partenaires du gouvernement de la RDC depuis plus de trois décennies».
Le bureau de la société civile, tente motiver son boycott par la non assurance de la sécurité de ses membres vivant dans des zones contrôlées par l’ennemi et en exil forcé. Elle rappelle que l’insécurité à l’Est a contraint plusieurs de ses membres de vivre en exile malgré les multiples appels lancés aux autorités pour assurer convenablement leur sécurité, cela, pour avoir été loyal aux institutions légalement reconnues.
« Depuis le début de cette crise, plusieurs alertes ont été envoyées aux autorités compétentes pour des solutions idoines . Les acteurs de la société civile forces vives que nous représentons et quelques-uns des mouvements citoyens, vivent en clandestinité et d’autres en exil, forcé pour avoir été loayle envers la République et ses institutions légalement établies. Beaucoup d’autres ont perdu leur vie et celle de leurs proches. Nous avons adressé une correspondance aux autorités compétentes afin de solliciter la moindre intervention en faveur de ces militants », ont martelé les forces vives de la RDC.
Elles conditionnent ainsi leur participation à ces assises par l’instauration et l’assurance de sa sécurité. Elles pensent que participer à ces consultations sans avoir obtenu des assurances d’intervention en faveur de ses collègues des zones sous occupation de la rébellion et en exil, serait une insouciance coupable.
« Une réponse à notre requête nous encouragerait à participer aux consultations», a conclu cette organisation.
Azarias Mokonzi
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