Le dossier de la RDC sur la 5e revue du programme du FMI sera examiné en décembre prochain
Le dossier de la RDC sur la 5e revue du programme du FMI sera examiné en décembre prochain
AFP
Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi Kadima a présidé ce mercredi 13 septembre à Kinshasa, une importante réunion de la troïka politique sur la restitution des conclusions de la « staff visit » du Fonds monétaire international (FMI).
En présence d’Aimé Boji Sangara, ministre du Budget ; Judith Tuluka Suminwa, ministre du Plan et Marie-France Malangu Kabedi, gouverneure de la Banque centrale du Congo, le chef de mission du FMI pour la RDC, Calixte Ahokpossi a présenté son rapport de restitution, qui a conclu que « les progrès réalisés par le gouvernement congolais sont encourageants et satisfaisants pour envisager la cinquième revue avec optimisme ».
De ce qui précède, le Conseil d’administration du FMI a officiellement annoncé qu’il examinera le dossier de la RDC sur la cinquième revue du programme, le 15 décembre prochain.
De son côté, Nicolas Kazadi a expliqué que « le gouvernement congolais ne ménagera aucun effort » pour achever ce programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), en dépit du contexte actuel dont les défis endogènes et exogènes ne cessent d’influer sur les efforts consentis.
L’argentier de la République a également mis en exergue les acquis du programme appuyé par la FEC, dont l’interdiction d’accès au cash au guichet de la Banque centrale du Congo et l’absence du financement monétaire.
Plus de 200 millions USD décaissés lors de la la quatrième revue
En juin dernier, le Conseil d’administration du FMI avait autorisé un décaissement immédiat estimé à 203,3 millions de dollars américains pour soutenir les besoins de la balance des paiements de la quatrième revue de l’accord de facilité élargie de crédit avec la RDC.
Le FMI avait appuyé sa décision sur le fait que les performances macroéconomiques de la RDC font preuve de résilience malgré une incertitude élevée, renforcée par l’escalade du conflit armé dans l’est du pays et les élections à venir à la fin de 2023.
A cela s’ajoutait la croissance du PIB réel estimée à 8,9 % en 2022, soutenue par une production minière plus élevée que prévu, qui a également entraîné une augmentation significative des recettes.
« Les réformes visant à renforcer l’État de droit et le système judiciaire, à lutter contre la corruption, et à améliorer la transparence dans le secteur minier et les finances publiques sont essentielles pour améliorer le climat des affaires en vue de favoriser l’investissement privé et la diversification économique […] La mise en œuvre de l’ambitieux programme climatique du pays serait également importante compte tenu de la vulnérabilité du pays au changement climatique », avait déclarait Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim du Conseil d’administration du FMI.
A cet effet, il avait invité les autorités congolaises à agir pour sortir le pays de la liste grise du GAFI et de mettre en œuvre le nouveau cadre de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Monge Junior Diama

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