Mines & Ressources Lubumbashi : après l’incident de CDM/Joli-Site, 670 personnes soignées et 350 ménages assistés

Lubumbashi : après l’incident de CDM/Joli-Site, 670 personnes soignées et 350 ménages assistés

Lubumbashi : après l’incident de CDM/Joli-Site, 670 personnes soignées et 350 ménages assistés
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 13 FÉVRIER 2026 - 12:29 WAT · 3 min de lecture

Le gouvernement de la République, à travers le Ministère des Mines, a rendu publiques les conclusions des travaux de la commission interministérielle spéciale mise en place après l’incident environnemental survenu le 4 novembre 2025 au site CDM/Joli-Site, exploité par la société Congo Dongfang International Mining (CDM), à Lubumbashi.

Placée sous l’autorité du Président de la République, Félix Tshisekedi, la commission avait pour mission d’évaluer l’ampleur des dégâts humains, sanitaires et environnementaux, ainsi que de proposer des mesures correctives urgentes et durables.

Selon le communiqué, le ministre des Mines, Louis Kabamba Watum, avait ordonné dès le 6 novembre 2025 la suspension immédiate des activités sur le site concerné. Cette décision visait à permettre des investigations approfondies, à sécuriser les installations et à assurer la prise en charge des impacts dans le strict respect de la loi.

L’incident, dont la gravité humaine et environnementale est reconnue par l’État, a affecté plusieurs quartiers densément peuplés de Lubumbashi, ravivant les inquiétudes sur la gestion des risques industriels dans les zones urbaines.

Les conclusions de la commission font état de mesures concrètes déjà engagées : 670 personnes ont été prises en charge médicalement à l’Hôpital général de référence Jason Sendwe ; 350 ménages affectés ont bénéficié d’une assistance directe ;
30 000 litres d’eau potable sont distribués quotidiennement aux populations touchées ;
15 forages ont été programmés pour garantir un accès durable à l’eau, dont 7 déjà réalisés à fin décembre 2025.

Sur le plan environnemental, des opérations de dépollution, de pompage et de neutralisation des effluents ont été menées, parallèlement à la construction d’un bassin de rétention de secours.

Le processus d’indemnisation des victimes a également été formellement engagé, conformément aux procédures légales en vigueur.

Le gouvernement précise que toute reprise des activités sur le site CDM/Joli-Site reste strictement conditionnée à : la mise en conformité intégrale des installations ; la validation d’études environnementales et sociales actualisées ; la sécurisation complète des ouvrages par expertise indépendante ; la mise en place d’un suivi environnemental renforcé et permanent ; le respect effectif des obligations sociales envers les communautés riveraines.

Des mécanismes durables de contrôle, de prévention et d’alerte devront également être consolidés afin d’éviter toute récidive.

Par ailleurs, le gouvernement réaffirme que l’exploitation des ressources naturelles ne peut se faire au détriment de la vie humaine, de la santé publique et de l’environnement.

« La protection des populations riveraines, la réparation des préjudices subis et la prévention absolue des risques futurs constituent des priorités portées au plus haut niveau de l’État », souligne le communiqué.

Le gouvernement assure demeurer pleinement mobilisé pour accompagner les communautés affectées et renforcer, à l’échelle nationale, un modèle d’exploitation minière responsable, sécurisé et respectueux des normes environnementales.

Rédaction

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B
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