La RDC accélère la récupération de son patrimoine géologique conservé en Belgique
Le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans la valorisation de son patrimoine géoscientifique. En Belgique, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a participé à l’élaboration d’une feuille de route destinée à digitaliser et à restituer progressivement à la RDC ses archives géologiques nationales.
Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, accompagné des responsables des structures sous tutelle avec les responsables des archives géologiques à Tervuren, les représentants du Royaume de Belgique et de l’Union européenne. Crédit photo : ministère des Mines.
AFP
La République démocratique du Congo a engagé un processus de digitalisation et de restitution progressive de ses archives géologiques nationales, considérées comme un outil stratégique pour le développement du secteur minier et la connaissance du sous-sol congolais.
Cette avancée a été actée lors d’une séance de travail tenue à Tervuren, en Belgique, entre le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, les responsables des structures sous tutelle, les gestionnaires des archives géologiques, ainsi que des représentants du Royaume de Belgique et de l’Union européenne impliqués dans le financement et l’accompagnement du projet.
Les parties ont convenu d’une feuille de route opérationnelle destinée à assurer la numérisation des données géoscientifiques et leur restitution progressive à la RDC. Selon le ministère des Mines, ces archives constituent un patrimoine scientifique de premier plan pour l’amélioration des connaissances géologiques du territoire national.
« Cette démarche vise à garantir aux géoscientifiques congolais l’accès à des données fiables et de haute qualité, indispensables à l’amélioration de la connaissance géologique du territoire, au renforcement des capacités d’exploration, à l’orientation des investissements et à la découverte de nouveaux gisements », a indiqué le ministère dans une communication rendue publique mardi.
Pour les autorités congolaises, cette initiative représente un levier important pour le renforcement de la recherche géologique, la modernisation du secteur minier et l’attraction de nouveaux investissements. Elle s’inscrit dans la politique de valorisation des ressources naturelles et d’amélioration de la gouvernance minière portée par le gouvernement.
Le ministère souligne également que cette démarche contribue au renforcement de la souveraineté nationale sur les données géoscientifiques du pays, tout en favorisant une meilleure connaissance de son potentiel minier au service du développement économique.
Les échanges ont par ailleurs porté sur le projet PANAFGEO+, lancé à Kinshasa en mars 2026. Ce programme vise à renforcer les capacités des services géologiques africains à travers la digitalisation des données, le partage d’expertises et la modernisation des outils techniques.
À l’issue des discussions, les différentes parties ont convenu de mettre en place une task force chargée d’assurer le suivi et la mise en œuvre progressive des actions prioritaires définies dans la feuille de route.
En marge de cette mission, la délégation congolaise a visité les archives géologiques et la cartothèque du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren. À cette occasion, les responsables de l’institution ont remis au ministre des Mines une carte historique de la République démocratique du Congo datant de 1952, en signe de reconnaissance et de coopération institutionnelle.
Albert Einstein M
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