Politique L’UDPS relance la polémique : Tshisekedi n’en serait qu’à son « premier vrai mandat »
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L’UDPS relance la polémique : Tshisekedi n’en serait qu’à son « premier vrai mandat »

Prestation de serment de Félix Tshisekedi comme président de la RDC en 2019
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 7 JUILLET 2025 - 13:19 WAT · 3 min de lecture

Alors que le processus de rédaction d’une nouvelle Constitution en République démocratique du Congo (RDC) est suspendu en raison de la crise sécuritaire persistante, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) relance le débat sur la légitimité du mandat présidentiel en cours. Le parti présidentiel affirme que Félix Tshisekedi est actuellement dans son premier mandat effectif, estimant que le quinquennat 2018-2023 a été entravé par de nombreuses contraintes politiques et sécuritaires.

Dans une déclaration faite lors d’un entretien sur Top Congo FM le week-end dernier, le professeur Tshilumbu, cadre influent de l’UDPS, a soutenu que le mandat écoulé sous la coalition FCC-CACH ne peut être comptabilisé en raison des blocages institutionnels qu’il a engendrés. « Le président Félix Tshisekedi n’a dirigé que pendant cinq ans dans des conditions difficiles. Pour nous de l’UDPS, c’est son premier mandat. C’est ce que nous mettrons sur la table lors du dialogue national », a-t-il expliqué.

Cette position intervient alors que des voix s’élèvent de plus en plus pour appeler à un dialogue politique national visant à sortir le pays de la crise sécuritaire, notamment dans l’est de la RDC, où le M23 contrôle actuellement les villes stratégiques de Goma et Bukavu, pourtant chefs-lieux des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Pour l’UDPS, l’un des points centraux des prochaines discussions politiques devra être la reconnaissance d’un nouveau cycle présidentiel pour Félix Tshisekedi, justifié par les années de blocages politiques et les effets de la guerre.

Des critiques fusent toutefois du côté de l’opposition, qui accuse le président de vouloir s’accrocher au pouvoir en cherchant à redéfinir les règles constitutionnelles en sa faveur. Le projet de mise en place d’une quatrième République avait été annoncé en janvier 2025 par le chef de l’État, avant d’être freiné par l’aggravation de la situation sécuritaire.

À ce jour, l’équipe d’experts censée travailler sur un nouveau texte constitutionnel n’a toujours pas été installée, le climat sécuritaire et politique ne s’y prêtant pas. Mais en coulisses, les positions se clarifient déjà en vue d’un possible dialogue national, où le mandat présidentiel de Félix Tshisekedi pourrait devenir l’un des principaux points de friction.

Gilbert N.

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