Politique Maniema : le général Tshaligonza entame un dialogue avec la société civile pour lutter contre l’insécurité
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Maniema : le général Tshaligonza entame un dialogue avec la société civile pour lutter contre l’insécurité

Maniema : le général Tshaligonza entame un dialogue avec la société civile pour lutter contre l’insécurité
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 11 JUIN 2025 - 21:54 WAT · 3 min de lecture

Le lieutenant-général Jacques Tshaligonza, chef d’état-major général adjoint en charge des opérations et des renseignements des FARDC, a entamé ce mardi 10 juin une série de rencontres à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema. Objectif : recueillir des informations fiables sur les causes de l’insécurité qui mine la région et identifier ses principaux instigateurs.

D’après des sources relayées par la Radio onusienne, cette initiative marque une étape importante dans la volonté des autorités militaires de s’appuyer sur les acteurs locaux pour mieux comprendre les réalités sécuritaires du terrain.

Autour de la table, on retrouvait des représentants d’organisations de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme, des jeunes, des femmes leaders ainsi que des députés provinciaux. Un message fort a émergé : la majorité des participants ont réclamé la création d’un bataillon propre à la province, apte à mener des opérations ciblées et plus efficaces.

Un vent de renouveau pour le Maniema

Papy Omeonga, rapporteur de l’assemblée provinciale, a salué l’arrivée du général Tshaligonza, la qualifiant de « début de réponse aux préoccupations locales ». Il a rappelé que la province était jusqu’à présent administrée à distance, depuis le Sud-Kivu. La présence d’un haut gradé à Kindu constitue, selon lui, une avancée significative vers une prise en charge locale des questions sécuritaires.

Du côté des organisations de défense des droits humains, le ton est mesuré mais encourageant. Crispin Muyololo, coordonnateur national du Bureau des inspecteurs des droits de l’homme, s’est félicité des engagements pris, tout en appelant à leur mise en œuvre rapide. Il a également plaidé pour un redéploiement des troupes, aujourd’hui concentrées dans les zones minières, vers des régions plus exposées aux conflits comme Walikale et Bunagana.

Vers une sécurité partagée

Les consultations se poursuivent ce mercredi avec d’autres composantes de la population. Elles visent à renforcer la coopération entre les forces armées et les citoyens, condition essentielle pour restaurer une paix durable dans une province confrontée à des défis sécuritaires récurrents.

Cette démarche participative, qui accorde une place centrale à la société civile, suscite de l’espoir. Elle pourrait marquer un tournant dans la gestion des conflits au Maniema. Les semaines à venir seront déterminantes pour évaluer la portée réelle de cette initiative et pour reconstruire la confiance entre la population et les forces de défense.

Samuel Nakweti

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