Politique Manifestation à Goma: Sesanga dénonce la « doctrine de Tshisekedi de réprimer sans remords » les droits humains et l’échec de l’état de siège
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Manifestation à Goma: Sesanga dénonce la « doctrine de Tshisekedi de réprimer sans remords » les droits humains et l’échec de l’état de siège

Manifestation à Goma: Sesanga dénonce la « doctrine de Tshisekedi de réprimer sans remords » les droits humains et l’échec de l’état de siège
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 1 SEPTEMBRE 2023 - 15:41 WAT · 3 min de lecture

Le député national Delly Sesanga a également réagi face à la répression de la manifestation des civils, membres d’une secte mystico-religieuse contre la présence sur le territoire congolais, de la Mission onusienne, la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est et la levée de l’état de siège décrété depuis mai 2021. Ce carnage a été perpétré par les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) venues en appui à la police nationale congolaise pour contenir la foule.

Dans sa déclaration faite ce vendredi 1er septembre, ce député élu de Luiza condamne la « barbarie » du pouvoir en place à réprimer dans le sang, la tentative de civils d’exercer leur liberté de manifester et d’opinion. Selon lui, cet usage disproportionné de la force contre les manifestants non armés ébranle davantage les fondements de la Nation et de l’État de droit.

« La Nation ne peut s’habituer ni se résoudre à ces carnages à répétition. Cette inhumanité dans laquelle le régime réduit les victimes appelle notre indignation et compassion réprobatoires. Quels que soient les méfaits reprochés, l’exercice de la répression doit être légitime et proportionné. Goma n’est pas une zone de non-droit où la force peut s’exercer sans contrôle et tirer sur les civils impunément. C’est un territoire de la République qui exige que le gouvernement y respecte les libertés fondamentales et les lois qui nous unissent », a pesté le président national du parti politique « Envol » rappelant que « l’état de siège ne justifie nullement que l’armée tourne les armes contre ses citoyens qu’elle est censée protéger ».

Candidat déclaré à la présidentielle de décembre 2023, Sesanga estime que ce recours routinier à la violence qu’aucune politique de maintien de l’ordre public ne peut justifier, sinon par « la doctrine du Président Tshisekedi de répression sans remords ni égards aux droits humains ». Il a dénoncé à juste titre, une expression supplémentaire de l’échec et de l’enlisement de l’état de siège.

« La responsabilité des décideurs et des exécutants de ces mesures est engagée devant les dizaines de morts enregistrées et ils doivent en répondre. Celle des parlementaires de l’Union Sacrée qui le reconduisent aveuglément et en sont moralement responsables, celle du pouvoir actuel qui a failli à sa mission et en est politiquement comptable, celle des donneurs d’ordre qui doivent être poursuivis », a-t-il argué.

Au moins 43 personnes sont mortes, 56 blessées et 158 interpellées, d’après le bilan officiel présenté par le gouvernement congolais. Cependant, les mouvements citoyens, membres de la société civile évoquent une cinquantaine.

Dans une déclaration, Human Right Watch a fustigé le traitement inhumain des éléments de l’armée congolaise des cadavres des civils, après avoir authentifié deux vidéos montrant des soldats congolais d’une unité d’élite jetant des corps à l’arrière d’un camion.

A ce jour, la plupart des corps sont conservés à la morgue d’un hôpital militaire, où les membres des familles des victimes se voient refuser l’accès.

Le gouvernement congolais a annoncé dans un communiqué, l’ouverture des enquêtes pour déférer les auteurs devant les instances judiciaires.

Carmel NDEO

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