Mondial 2026 : ce que les Ouzbeks pensent des Léopards avant le dernier match du groupe K
Déjà éliminé après ses défaites contre la Colombie et le Portugal, l'Ouzbékistan de Fabio Cannavaro affronte les Léopards sans pression, samedi à Atlanta. Dans le camp ouzbek, on refuse de parler d'échec et on voit la RDC comme le dernier obstacle d'un parcours déjà historique.
Mondial 2026 : ce que les Ouzbeks pensent des Léopards avant le dernier match du groupe K
AFP
Quand l’Ouzbékistan affrontera la RDC, samedi 27 juin à Atlanta, il n’aura plus rien à jouer. Battu par la Colombie (3-1) puis balayé par le Portugal (5-0, doublé de Cristiano Ronaldo), le pays d’Asie centrale a vu sa première Coupe du monde s’achever avant même de croiser les Léopards : la victoire colombienne contre la RDC, le 24 juin, l’a mathématiquement éliminé. Reste l’honneur, et un sélectionneur, Fabio Cannavaro, qui refuse de parler d’échec.
Au sortir de la défaite contre la Colombie, le champion du monde 2006 a défendu ses joueurs. « Je leur ai dit que j’étais très fier du match qu’ils ont joué. Je leur ai dit que ce que j’ai vu m’a vraiment plu », a déclaré l’Italien. Avant le tournoi, il avait planté le décor : une équipe qui n’a « rien à perdre », invitée à savourer un moment inédit dans l’histoire du football ouzbek.
Deux camps, deux motivations
Le contraste avec le vestiaire congolais est total. La RDC, troisième du groupe avec un point, doit battre l’Ouzbékistan pour espérer les seizièmes de finale au titre des meilleurs troisièmes. En face, les Ouzbeks abordent la rencontre libérés, sans calcul de qualification. Cette asymétrie est le vrai sujet du match : d’un côté une nation sous pression, de l’autre une sélection qui joue sa sortie.
Côté ouzbek, le bilan comptable laisse peu de place à l’illusion : huit buts encaissés en deux matches, un seul inscrit. Cannavaro, lui, insiste sur l’apprentissage. « Il faut progresser. Je leur dis toujours de rester dans le match. Ce n’est pas facile d’affronter une équipe comme la Colombie ou le Portugal », a-t-il expliqué. Pour les Léopards, l’avertissement vaut signal : une équipe sans pression, qui défend en bloc et n’a plus peur de rien, peut devenir un adversaire piège.
L’unique but ouzbek du tournoi dit l’état d’esprit. Face à la Colombie, Abbosbek Fayzullaev a égalisé d’une tête — le tout premier but de l’Ouzbékistan en Coupe du monde. Le milieu offensif, neuf réalisations en trente-quatre sélections, incarne une génération qui découvre la scène mondiale sans complexe. Derrière, Abdukodir Khusanov, défenseur central de 22 ans passé par Manchester City, reste la valeur la plus cotée de l’effectif. Devant, le capitaine Eldor Shomurodov cherche encore son premier but dans la compétition.
C’est là que les Léopards entrent dans le regard ouzbek : non comme un faible, mais comme le dernier obstacle d’un parcours déjà historique. La sélection de Cannavaro a décroché ce Mondial pour la première fois, au terme des éliminatoires asiatiques. Sortir du tournoi sur une victoire contre une nation africaine expérimentée donnerait à cette première une fin que le résultat seul, désormais, ne peut plus offrir.
Reste le terrain. L’Ouzbékistan n’a plus rien à protéger, la RDC tout à conquérir — une configuration qui, dans l’histoire des Coupes du monde, a souvent souri à l’équipe libérée. Les Léopards le savent : pour eux, le danger ne viendra pas seulement du tableau des troisièmes, mais d’un adversaire qui, n’ayant plus rien à perdre, peut tout tenter.
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