Patrick Muyaya : «Le président Tshisekedi reste ouvert au dialogue, mais sur des bases impartiales»
Le VPM de l'intérieur Jacquemin Shabani et le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya au briefing presse de ce mardi 2 septembre à la RTNC.
AFP
Lors d’un point de presse organisé le mardi 2 septembre à la RTNC, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a clarifié la position du gouvernement congolais face à l’initiative de dialogue de paix proposée par la Fondation Thabo Mbeki.
Tout en reconnaissant le rôle important joué par l’ancien président sud-africain dans les négociations de Sun City en 2002, le ministre a indiqué que Thabo Mbeki n’était pas perçu aujourd’hui comme un médiateur neutre par Kinshasa.
Patrick Muyaya a rappelé que le président Félix Tshisekedi privilégiait les cadres déjà établis, notamment les processus de Washington et de Doha, considérés comme plus équilibrés et mieux adaptés à la situation actuelle. Il a ajouté que le vice-premier ministre chargé de la coordination des efforts de paix pourrait intervenir prochainement pour apporter davantage de précisions sur la ligne gouvernementale.
Le porte-parole du gouvernement a insisté sur l’attachement constant du chef de l’État au dialogue inclusif, rappelant sa rencontre en février 2025 avec une délégation des sept confessions religieuses chrétiennes. Toutefois, il a précisé que Kinshasa refusait toute initiative extérieure perçue comme biaisée ou susceptible de fragiliser les démarches déjà en cours.
Cette mise au point intervient alors que la RDC a décliné une invitation à participer au dialogue organisé par la Fondation Thabo Mbeki, prévu du 3 au 6 septembre 2025 en Afrique du Sud. Le gouvernement congolais reproche à l’ancien président sud-africain certaines prises de position jugées favorables aux rebelles du M23 et au Rwanda, ce qui remettrait en cause son impartialité.
En conclusion, Patrick Muyaya a réaffirmé la détermination des autorités congolaises à poursuivre les efforts de réconciliation dans le respect des mécanismes existants, tout en appelant la communauté internationale à soutenir, plutôt qu’à concurrencer, les processus internes portés par Kinshasa.
Gilbert N.