Premier cas d’Ebola en France : ce que l’on sait du médecin contaminé et des cinq cas contacts
Médecin humanitaire d’ALIMA rentré de RDC, vol AF736, symptômes faibles, isolement de 21 jours et cinq passagers placés à l’isolement : ce que l’on sait du premier cas d’Ebola détecté en France.
Premier cas d’Ebola en France : ce que l’on sait du médecin contaminé et des cinq cas contacts
AFP
Le ministère français de la Santé a annoncé mercredi 24 juin l’identification du premier cas de maladie à virus Ebola sur le territoire national, chez un médecin humanitaire de retour d’une mission en République démocratique du Congo. Pris en charge dès son arrivée, le malade présente des symptômes faibles, et cinq passagers de son vol ont été placés à l’isolement par précaution.
L’homme travaille pour l’ONG ALIMA et rentrait d’une des zones de circulation du virus, dans l’est de la RDC. Il est arrivé à Paris mardi par le vol AF736 reliant Kinshasa à Paris-Charles de Gaulle, confirmé par Air France. Quasi asymptomatique à l’embarquement, il ne souffrait que de céphalées ; son état s’est « légèrement dégradé » durant le vol et sa charge virale est « très faible », selon le ministère.
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Invitée de France 2, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a indiqué que le médecin, ressentant des maux de tête dans l’avion, « a donné l’alerte » et a pu être pris en charge dès son arrivée. « Il sera à l’isolement pendant 21 jours, le temps de la période d’incubation », a-t-elle précisé. Le patient a été transféré dans un établissement de santé de référence, placé en chambre à pression négative selon des protocoles de sécurité biologique, et son état est qualifié de stable par le ministère.
L’ONG ALIMA, qui se présente comme la première intervenue sur le terrain depuis le début de l’épidémie, dit chercher à « comprendre comment la contamination a pu avoir lieu », alors que ses travailleurs sont soumis à une quarantaine de trois semaines après tout contact avec des cas. « Les conditions de prévention de contamination ont été mises en place depuis le début de notre intervention pour préserver nos équipes », assure l’organisation, qui ajoute : « Il est dans un état stable, nous lui avons parlé à plusieurs reprises depuis son hospitalisation. »
Cinq personnes présentes sur le même vol sont considérées comme de possibles cas contacts. « Par précaution, elles ont été identifiées et placées en isolement », a déclaré Stéphanie Rist.
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L’épidémie met en jeu la souche Bundibugyo, rare, contre laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. L’Organisation mondiale de la santé et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies jugent le risque d’extension faible en Europe et très faible pour la population générale, le virus se transmettant par contact avec les liquides biologiques et le risque par aérosol étant très limité, selon l’Institut Pasteur. La France devient le premier pays hors d’Afrique à confirmer un cas diagnostiqué sur son sol dans cette épidémie ; en 2014, deux patients avaient été accueillis sur le territoire français, mais après un diagnostic posé à l’étranger.
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Selon les chiffres officiels, l’épidémie a fait 267 morts pour 1 048 cas confirmés, soit une létalité d’environ 25 %. De nombreux spécialistes jugent ce bilan probablement sous-estimé, l’épidémie frappant des régions reculées de l’est du pays, comme l’a documenté franceinfo.
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