Politique RDC : interdiction des navires blacklistés et modernisation du terminal de Muanda
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RDC : interdiction des navires blacklistés et modernisation du terminal de Muanda

Molendo Sakombi, ministre des hydrocarbures en RDC, —crédit photo: tiers
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 9 JUIN 2025 - 12:06 WAT · 2 min de lecture

Lors de la récente réunion du Conseil des ministres, le ministre des Hydrocarbures, Molendo Sakombi, a présenté des mesures clés destinées à renforcer la transparence et la sécurité dans le secteur pétrolier national. Deux axes principaux ont été évoqués : l’interdiction d’affrètement des navires inscrits sur liste noire et la modernisation du terminal pétrolier de Muanda.

Le ministre a insisté sur l’importance d’interdire l’accès aux eaux congolaises à tout navire classé « blacklisté ». Cette décision, justifiée par la nécessité de protéger les intérêts nationaux, vise à lutter contre la fraude et l’évasion fiscale, en empêchant la dissimulation des cargaisons.

Avec cette mesure, le gouvernement entend renforcer la surveillance maritime, assurer le respect des normes internationales et limiter les risques environnementaux liés à l’utilisation de navires vétustes. Toutefois, cette interdiction n’est pas définitive : elle pourra être levée si les opérateurs concernés apportent la preuve de leur conformité. Le ministre a précisé que l’objectif n’est pas de freiner les activités commerciales légitimes, mais de promouvoir une exploitation plus rigoureuse et transparente des ressources pétrolières du pays.

Dans le même temps, la modernisation du terminal pétrolier de Muanda a été annoncée. Ce projet prévoit la mise en place d’un modèle d’actionnariat public-privé pour remplacer le FSO Kalamu. Il s’agit de moderniser les infrastructures afin de les aligner sur les standards internationaux, tout en stimulant l’économie locale.

Ces initiatives illustrent la volonté politique de réformer un secteur pétrolier souvent critiqué pour son opacité. En adoptant des mesures strictes et en encourageant les partenariats public-privé, le gouvernement espère non seulement protéger l’environnement, mais aussi garantir une exploitation équitable des ressources au profit de la population congolaise.

Le ministre des Hydrocarbures a conclu en affirmant que ces réformes sont indispensables pour encadrer les exportations pétrolières, dans l’attente des résultats d’un audit global du secteur. La RDC se trouve à un tournant crucial, et ces décisions pourraient bien dessiner l’avenir de son industrie pétrolière.

Samuel Nakweti

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