RDC : en 100 jours, l’ARE examine 47 projets pouvant mobiliser 2,3 milliards USD d’investissements
RDC : en 100 jours, l’ARE examine 47 projets pouvant mobiliser 2,3 milliards USD d’investissements
AFP
L’Autorité de régulation de l’électricité (ARE) de la République démocratique du Congo intensifie ses efforts pour accomplir sa mission principale : faciliter les investissements dans le secteur de l’électricité et accroître le taux d’accès des populations à cette énergie essentielle.
Cette ambition est portée par la nouvelle équipe dirigeante, conduite par la directrice générale, Soraya Aziz-Moto, qui a présenté, ce mercredi 29 juillet, le bilan de ses 100 premiers jours à la tête de l’établissement.
Avant la présentation des réalisations, le président du Conseil d’administration (PCA) de l’ARE, Jean-Marie Beya, est revenu sur les priorités définies lors de leur prise de fonctions. Celles-ci portent notamment sur l’accélération du traitement des dossiers, l’amélioration du taux d’accès à l’électricité, la digitalisation des procédures administratives ainsi que la mobilisation des ressources financières nécessaires au bon fonctionnement de l’institution.
Des résultats chiffrés
S’appuyant sur plusieurs indicateurs, la directrice générale a présenté les principales actions menées au cours de cette période.
Parmi les réalisations figurent :
la réorganisation de l’organigramme de l’ARE et le renforcement du capital humain, avec une revalorisation des rémunérations en fonction des responsabilités ;
la dématérialisation et la digitalisation des procédures, ayant permis de réduire les délais de traitement des dossiers ;
la conclusion de huit partenariats stratégiques avec plusieurs acteurs du secteur, notamment la SNEL, l’ANSER, la Banque mondiale et d’autres institutions ;
l’analyse de 47 projets énergétiques, susceptibles de générer jusqu’à 2,3 milliards de dollars américains d’investissements et d’ajouter 2 684 MW de capacité de production électrique. Selon l’ARE, ces investissements placeraient le secteur de l’électricité parmi les plus prometteurs du pays, derrière le secteur minier ;
l’activation de deux nouvelles sources de revenus, avec l’appui du ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, afin de renforcer les capacités financières de l’institution.
Par ailleurs, Soraya Aziz-Moto a fait de la transparence un axe majeur de sa gouvernance en lançant un audit institutionnel, dont les conclusions sont attendues dans les prochains jours.
Selon elle, si cent jours ne suffisent pas à transformer en profondeur une institution, ils permettent néanmoins d’en poser des bases solides. Elle a ainsi invité les Congolais, premiers bénéficiaires des réformes engagées, à faire confiance à cette dynamique afin que les changements se traduisent progressivement par une amélioration concrète de la desserte en électricité sur l’ensemble du territoire national.
Des défis à relever
Pour sa part, le directeur général adjoint de l’ARE, Marco Kuyu, a identifié plusieurs défis à relever afin d’assurer la réussite de cette nouvelle dynamique. Il a notamment évoqué l’adaptation des capacités opérationnelles de l’institution face à l’augmentation du nombre de dossiers techniques et réglementaires, le renforcement du système de collecte et de transmission des données statistiques indispensables à une meilleure planification du secteur, ainsi que l’optimisation des délais de validation des réformes réglementaires pour accompagner efficacement la libéralisation du secteur de l’électricité.
Dans la foulée, l’ARE a rassuré les investisseurs quant à l’amélioration du climat des affaires dans le secteur énergétique. L’autorité de régulation réaffirme également sa volonté de protéger les intérêts des consommateurs et de contribuer au développement durable du secteur électrique en République démocratique du Congo.
MPOYI N.
La RDC et la Belgique explorent de nouvelles opportunités de coopération dans le secteur énergétique
RDC : l’ARE et Helios Towers RDC scellent un partenariat pour sécuriser l’alimentation énergétique des infrastructures télécoms