Diplomatie RDC : le GCI rejette le recours à la violence prôné par le FRN et appelle à un dialogue inclusif

RDC : le GCI rejette le recours à la violence prôné par le FRN et appelle à un dialogue inclusif

Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) rejette la poursuite d’objectifs politiques par les armes, visant explicitement le FRN. Il appelle au respect de la Constitution congolaise et à un dialogue pacifique et inclusif pour parvenir à une paix durable.

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AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 30 OCTOBRE 2026 - 18:32 WAT · 3 min de lecture

Dans une déclaration conjointe, le GCI prend position face aux récents développements politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo. Il « rejette catégoriquement la poursuite d’objectifs politiques par le recours à la violence, comme le prône le FRN (Front pour la Refondation de la Nation), récemment créé ». Le groupe salue également la déclaration du 19 octobre du président de la Commission de l’Union africaine appelant toutes les parties à la retenue.

Pour le GCI, les divergences politiques et les revendications ne peuvent trouver de réponse militaire. Il insiste sur le respect de l’État de droit et de la Constitution, tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC. La protection des droits fondamentaux doit, souligne-t-il, permettre aux partis politiques et aux organisations de la société civile d’exercer librement leur rôle.

Un dialogue inclusif et le respect des engagements de paix

Le groupe considère un dialogue intercongolais pacifique et inclusif, associant toutes les principales parties prenantes, comme une condition essentielle à une paix durable. Il encourage parallèlement les parties aux accords de Washington et à l’Accord-cadre de Doha à maintenir leur engagement, à agir de bonne foi et à remplir leurs obligations sans délai.

Le GCI renouvelle aussi son soutien aux médiateurs, notamment à la médiation de l’Union africaine conduite par le président du Conseil de la République togolaise. Il se félicite de la récente visite des cofacilitateurs dans la région et réaffirme l’importance du leadership régional dans la recherche d’un règlement pacifique du conflit.

Sur le terrain, la poursuite des combats dans l’est de la RDC et les souffrances infligées aux populations civiles restent au centre de ses préoccupations. Le groupe exhorte les parties à respecter leurs engagements de cessez-le-feu pris à Doha le 19 juillet 2025. Il alerte également sur les graves conséquences de l’utilisation croissante de drones pour les civils et les travailleurs humanitaires.

Retrait des forces rwandaises et désarmement des FDLR

Le GCI demande la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il rappelle notamment les exigences de cessation du soutien des forces de défense rwandaises au M23, de leur retrait immédiat et sans condition du territoire congolais, ainsi que du démantèlement des administrations parallèles illégitimes. Concernant la neutralisation des FDLR, le groupe encourage le gouvernement congolais à présenter un plan d’action clair et un calendrier précis pour appliquer rapidement le protocole de désarmement, de démobilisation et de réintégration, dans le prolongement du plan dont il avait pris note dans sa déclaration d’août.

Enfin, face à l’augmentation des besoins humanitaires et à l’épidémie d’Ebola évoquées dans le communiqué, le GCI appelle toutes les parties et les groupes armés à respecter le droit international humanitaire. Il exige que les acteurs humanitaires puissent accéder pleinement, en toute sécurité et sans entrave, aux populations dans le besoin.

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