RDC : le Gouvernement veut renforcer la coopération internationale dans la formation professionnelle
RDC : le Gouvernement veut renforcer la coopération internationale dans la formation professionnelle
AFP
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), réuni vendredi dernier à son trente-sixième Conseil hebdomadaire et autour de la Première ministre, a, après examen, adopté le projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi n°25/026 du 10 février 2025.
Présentée par le ministre de la Formation professionnelle Marc Ekila, cette ordonnance-loi autorisait la ratification par la République démocratique du Congo (RDC) de la Convention sur l’enseignement technique et professionnel, signée le 10 novembre 1989, à Paris, en France.
Marc Ekila a précisé que ce texte a l’avantage de favoriser l’échange d’informations et d’expériences concernant le développement de l’Enseignement Technique et Professionnel. « Il est nécessaires de renforcer la coopération internationale dans ce domaine, afin de permettre à notre pays de bénéficier des nouveaux appuis institutionnel, technique et financier », a-t-il expliqué, selon le compte rendu de cette réunion ministérielle.
La Convention de Paris, dans son article premier, considère que l’expression « enseignement technique et professionnel » désigne toutes les formes et tous les degrés du processus d’éducation où intervient, outre l’acquisition de connaissances générales, l’étude de techniques et de sciences connexes et l’acquisition de compétences pratiques, de savoir-faire, d’attitudes et d’éléments de compréhension en rapport avec les professions pouvant s’exercer dans les différents secteurs de la vie économique et sociale.
Les États contractants s’étaient convenus de formuler des politiques, de définir des stratégies et de mettre en œuvre, en fonction de leurs besoins et de leurs ressources, des programmes et des cursus pour l’enseignement technique et professionnel destinés aux jeunes et aux adultes, dans le cadre de leurs systèmes éducatifs respectifs.
Ceci dans le but de permettre l’acquisition des connaissances et des savoir-faire indispensables au développement économique et social ainsi qu’à l’épanouissement personnel et culturel de l’individu dans la société.
Cet accord s’engageait à ce qu’aucune discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’origine nationale ou sociale, les opinions politiques ou autres, la condition économique ou la naissance ou sur tout autre motif ne soit exercée à l’encontre de quiconque, a le niveau d’instruction nécessaire pour être admis dans l’enseignement technique et professionnel.
La ratification de cette Convention devra conséquemment permettre à la RDC de remettre de l’ordre et d’avoir de bonnes bases dans son secteur professionnel, étranglé de façon systémique, rendant plus délicate la tâche de contenir les millions de demandeurs et demandeuses d’emploi qui, chaque année, viennent frapper à sa porte. Selon les sources officielles, plus d’un tiers des jeunes en RDC sont sans emploi.
Odon Bakumba
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