Santé RDC : MSF contient la flambée de Mpox et se retire de la prise en charge à Budjala
Santé

RDC : MSF contient la flambée de Mpox et se retire de la prise en charge à Budjala

RDC : MSF contient la flambée de Mpox et se retire de la prise en charge à Budjala
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 13 MAI 2025 - 15:01 WAT · 3 min de lecture

Suite à cette amélioration, l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé la fin de ses activités de prise en charge des cas de mpox (variole du singe) dans la zone de santé de Budjala, située dans la province du Sud-Ubangi, au nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

Depuis juin 2024, MSF a apporté un soutien au ministère de la Santé dans la lutte contre l’épidémie, en offrant une prise en charge médicale et nutritionnelle, ainsi qu’un accompagnement psychosocial aux patients. L’organisation a également travaillé à la mobilisation des communautés locales, avec une attention particulière portée aux personnes en situation de handicap.

Cet engagement a permis non seulement de renforcer la réponse à l’épidémie, mais aussi d’enrayer sa propagation. Aujourd’hui, les structures locales sont jugées capables de prendre le relais.

« Nous pensons que les acteurs locaux sont suffisamment outillés et ont la capacité de continuer à prendre en charge les patients de manière efficace. Il est temps pour MSF de passer la main à l’État afin de consacrer ses efforts à d’autres urgences médico-humanitaires en RDC », a déclaré le Dr Coulibaly Ouonna, coordinateur d’urgence de MSF à Budjala.

Au début de l’intervention, la zone enregistrait une soixantaine de cas par semaine, un chiffre qui avait grimpé à plus d’une centaine à la mi-janvier 2025. Grâce aux efforts conjoints de sensibilisation et de traitement, les cas hebdomadaires ont chuté à 14 au 30 mars 2025.

Depuis l’arrivée de MSF, 392 cas compliqués ont été pris en charge au Centre de Traitement Mpox (CTM). Le taux de létalité est passé de 4,9 % à 0,09 % entre la fin avril 2024 et le début mai 2025, illustrant l’efficacité des interventions.

En dix mois, plus de 3 054 patients ont été soignés, et une équipe de promoteurs de santé a assuré le suivi à domicile de 1 373 d’entre eux. MSF a également organisé plus de 509 consultations en santé mentale.

Cependant, la lutte n’est pas totalement terminée. Une centaine de patients ont souffert de complications oculaires après leur guérison. MSF a fourni des kits ophtalmologiques à l’Hôpital général de référence pour assurer la prise en charge gratuite de ces séquelles.

« Nous appelons à la mobilisation de tous les acteurs concernés pour garantir un soutien durable aux personnes en situation de handicap », a plaidé le Dr Coulibaly.

En complément de ses activités, MSF a fait don de médicaments, de matériel médical et de produits d’hygiène à 17 centres de santé, ainsi qu’au centre de traitement de mpox. Par ailleurs, ses équipes sont également intervenues dans d’autres régions du pays, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, dans la province de l’Équateur et à Kinshasa.

Lors de la 43e réunion des ministres, le ministre de la Santé, Hygiène et Prévention, Roger Kamba, a indiqué que, entre le début de l’année 2024 et la 17e semaine de 2025, l’épidémie de mpox avait totalisé 103 823 cas suspects, dont 20 804 confirmés et 1 774 décès, soit un taux de létalité de 1,71 %.

Au cours de cette même semaine, une légère hausse des cas suspects a été observée, passant de 2 693 à 2 707.

Silas MUNGINDA

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…