Politique RDC : Tina Salama dénonce « le double jeu » des cadres du FCC contre le président Tshisekedi
Politique

RDC : Tina Salama dénonce « le double jeu » des cadres du FCC contre le président Tshisekedi

RDC : Tina Salama dénonce « le double jeu » des cadres du FCC contre le président Tshisekedi
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 22 JUIN 2020 - 18:04 WAT · 4 min de lecture

Le « comportement » des cadres du Front Commun pour le Congo (FCC) exacerbent de plus en plus autour du président Félix Tshisekedi. Tina Salama, porte-parole adjointe du Chef de l’Etat congolais a haussé le ton, dénonçant des « sales coups » de certains cadres Kabilistes. « Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo tient beaucoup à la coalition et surtout à la stabilité des institutions. Mais à voir le comportement et les agissements de certains cadres du FCC, nous nous posons des questions sur leur sincérité », dit-elle, jointe au téléphone par POLITICO.CD.

Des cadres de la coalition FCC ont multiplié des sorties critiquant la gestion du président Félix Tshisekedi, malgré le fait que ce dernier est en alliance avec Joseph Kabila.  A titre d’exemple, Barnabé Kikaya, ancien Conseiller spécial du président Joseph Kabila en matière diplomatique, a multiplié des sorties médiatiques pour dénoncer l’actuel Chef de l’Etat. « Udps contre Udps, Udps contre Unc, Cach contre FCC, Conseil D’Etat contre Parlement, policiers contre députés: 2023, épitaphe pour un régime qui ne respecte pas les alliances et qui navigue à vue: CONFUSION TOTALE, pourra-t-on lire sur la pierre tombale. L’urne sera impitoyable”, a tweeté M. Kikaya le 13 juin dernier.

Aux côtés des sorties sulfureuses de Kikaya, il y a également les sorties d’autres cadres notamment la sœur jumelle de Joseph Kabila, la députée Jaynet Kabila qui a dénoncé les conditions des militaires congolais. Il y a également de actes politiques lourds des conséquences ; notamment les derniers épisodes au Parlement congolais où les présidents des deux chambres n’ont pas hésité à égratigner le Chef de l’Etat. La présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda, prenant la parole en février dernier, n’a hésité à menacer de manière voilée le président Tshisekedi de destitution. De son côté, le ministre du Portefeuille, issu du FCC, s’est assis sur les ordonnances de nomination de mandataires par le Chef de l’Etat congolais.

Face à ce tableau sombre, Mme Tina Salama estime que des cadres du FCC menacent la stabilité de la RDC et de la coalition liant le président Félix Tshisekedi à son prédécesseur Joseph Kabila. « Beaucoup restent nostalgiques des avantages qu’ils avaient avant. Ils oublient que les choses ont changé. Pire, ils travaillent activement contre le Président de la République, en l’attaquant, alors qu’ils font partie des institutions actuelles et de la gestion même du pays. Le bilan n’est pas seulement celui-ci du Président », insiste-t-elle.

Ainsi, estime Mme Salama, « en sabotant l’action du Président de la République, ils sabotent eux-mêmes leur avenir puisqu’ils font partie intégrante du pouvoir actuel. Ils occupent la majorité des institutions dont les deux chambres du parlement et le gouvernement ; en plus des entreprises publiques. Par quel mécanisme peuvent-ils se soustraire de la gestion et ne récupérer que les initiatives du Chef de l’Etat qui marchent et qui sont saluées par la population ? » interroge la Porte-parole adjointe du président Tshisekedi.

« Nos amis doivent faire attention. Le peuple n’est pas dupe. Torpiller l’action du Chef de l’Etat en estimant que cela profiterait au FCC c’est se tirer une balle dans le pied. Le Chef de l’Etat et le président Honoraire Joseph Kabila s’entendent bien. Ces activités sulfureuses et intempestives viennent des gens qui veulent créer le chaos à leurs propres avantages », dénonce Mme Salama.

Au sujet de la récente proposition de loi controversée autour des magistrats congolais par des cadres du FCC dont Aubin Minaku, Mme Tina Salama fait savoir que le président Félix Tshisekedi « tient à la stabilité des intuitions et à leurs indépendance ». A ce titre, « poursuit-elle, nous mettons en garde contre des initiatives qui pourraient conduire à des escalades.»

22 Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…