Réforme de la Police de Circulation : l’Inspection Générale sonne la fin des «antivaleurs»
Illustration des politiciers de la République Démocratique du Congo — CP: tiers
AFP
Lors d’une importante réunion de commandement tenue ce lundi, l’Inspection Générale de la Police Nationale Congolaise (IG-PNC) a appelé à un sursaut d’engagement pour redresser l’image de la Police de Circulation Routière (PCR). Le message du commissaire divisionnaire principal, Patience Mushid Yav, était sans équivoque : tolérance zéro pour les antivaleurs.
«Fini les antivaleurs, fini les résultats stériles, fini la pédagogie. Place maintenant au travail ! », a martelé le patron de l’IG-PNC.
Face aux cadres et agents réunis, Mushid Yav a exigé un encadrement plus rigoureux des éléments de la PCR sur le terrain. Selon lui, l’heure n’est plus à la formation, mais à l’évaluation des résultats tangibles, appelant à un changement radical dans les méthodes de travail.
Outre les dysfonctionnements internes, l’inspecteur général a dénoncé les bavures policières, en particulier celles commises par certaines unités d’intervention et les chauffeurs des véhicules de police, surnommés « Kabasele ». Il a rappelé que « personne n’est au-dessus de la loi », soulignant que le gouvernement comme la population attendent désormais des résultats concrets, pas des promesses.
Autre point d’alerte : l’usage abusif des amendes transactionnelles, qualifiées de taxation illégale par le commissaire divisionnaire. Cette pratique, largement décriée, alimente les tracasseries routières, notamment à Kinshasa.
Cette mise en garde intervient dans le cadre d’une mission nationale de contrôle et d’évaluation lancée en début d’année, conformément aux directives du Président de la République en faveur de la bonne gouvernance et du respect des droits humains.
La volonté est affichée : rétablir la confiance entre la population et sa police, notamment dans le secteur de la circulation, souvent pointé du doigt pour ses dérives.
Samuel Nakweti
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