RGPH-2 : De Lusambo à Tshikapa, Guylain Nyembo fédère autour du recensement
RGPH-2 : De Lusambo à Tshikapa, Guylain Nyembo fédère autour du recensement
AFP
De Kananga à Mbuji-Mayi, en passant par Kabinda, Lusambo et Tshikapa, le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, poursuit son tour du pays pour sensibiliser les forces vives à l’importance du Deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2). Mercredi 16 septembre, les villes de Lusambo et de Tshikapa ont constitué les dernières escales de son périple dans l’axe Centre, au cœur du Grand Kasaï.
Sur les routes du centre du pays, le même message se décline d’une province à l’autre. Il s’agit de mobiliser, d’expliquer et surtout de convaincre de l’importance d’une opération qui doit permettre à la République démocratique du Congo de mieux connaître sa population et, partant, de mieux planifier son développement.
À Lusambo, chef-lieu du Sankuru, le décor est planté dès l’arrivée du Ministre d’État. À ses côtés, les autorités provinciales et les forces vives locales. Accueilli par le vice-gouverneur Charles Motomoke Yanape, Guylain Nyembo s’est entretenu avec les différents acteurs de la province autour des enjeux du RGPH-2.
Face à ses interlocuteurs, le Ministre d’État a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. Car, dans une opération de cette ampleur, chacun doit mettre la main à la pâte. Autorités, acteurs sociaux, responsables locaux et population sont appelés à jouer leur partition.
Tshikapa, dernière escale dans le Grand Kasaï
Quelques heures plus tard, le même plaidoyer résonne à Tshikapa, dans la province du Kasaï. Cette ville marque la dernière étape de la tournée de Guylain Nyembo dans l’espace Grand Kasaï. Le Ministre d’État y a rencontré le gouverneur Crispin Mukendi Bukasa, ainsi que les institutions provinciales et les forces vives. Une fois de plus, le mot d’ordre est le même : appropriation et mobilisation.
À travers ces échanges, le Gouvernement veut rapprocher le processus des réalités locales. L’enjeu est de faire en sorte que le RGPH-2 ne soit pas perçu comme une opération lointaine, décidée depuis les bureaux de Kinshasa, mais comme une démarche qui concerne chaque territoire, chaque ville, chaque village et chaque ménage.
Connaître pour mieux planifier
Derrière les chiffres se trouve une réalité toute simple : celle d’un pays qui cherche à savoir précisément combien de personnes vivent sur son territoire, où elles résident et quelles sont leurs caractéristiques.
« Combien sommes-nous ? Où vivons-nous ? Quelle est la structure de notre population ? Quels sont ses besoins ? » Ces interrogations résument l’ambition du RGPH-2. Pour le Gouvernement, disposer de données fiables sur la population constitue un préalable à une planification efficace. Il s’agit notamment de mieux orienter les investissements et d’adapter les politiques publiques aux besoins réels des populations.
Avec Lusambo et Tshikapa, Guylain Nyembo met donc un point final à son passage dans les cinq provinces de l’axe Centre : Kananga, Mbuji-Mayi, Kabinda, Lusambo et Tshikapa. Une étape s’achève, mais le plaidoyer, lui, continue. D’autres provinces sont encore dans le viseur du Ministre d’État. Le cap reste le même : fédérer les forces de la Nation autour de ce processus présenté comme stratégique pour l’avenir du pays.
Au fil des escales, une conviction est ainsi martelée : pour mieux décider, mieux investir et mieux préparer l’avenir, la RDC doit d’abord mieux se connaître. Et cette connaissance passe par le RGPH-2.Le recensement, en définitive, est l’affaire de tous.
Christian T. ÉZÉCHIEL
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