Politique Sanctions américaines contre le Rwanda : Patrick Matata vante le leadership de Tshisekedi
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Sanctions américaines contre le Rwanda : Patrick Matata vante le leadership de Tshisekedi

Sanctions américaines contre le Rwanda : Patrick Matata vante le leadership de Tshisekedi
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 30 OCTOBRE 2026 - 11:01 WAT · 4 min de lecture

La décision est tombée ce mercredi 28 octobre 2026 et continue de faire de multiples réactions au sein de la classe politique congolaise. Le département du Trésor des États-Unis a formalisé de nouvelles sanctions ciblées contre le ministère rwandais de la Défense et de la banque militaire Zigama Credit and Savings Society.

Intervenant à la suite des mesures déjà appliquées le 2 mars 2026 contre les Forces de défense rwandaises (RDF), Washington durcit le ton. Gel des avoirs sous juridiction américaine et interdiction de transactions économiques. À l’en croire, l’objectif est de contraindre Kigali à cesser tout soutien au groupe rebelle M23 et à retirer sans délai ses troupes du sol congolais.

En réaction sur BETO.CD ce jeudi, le député national Patrick Matata Makalamba, haut cadre de l’UDPS et élu de Kisangani, a salué une victoire diplomatique et un signal fort envoyé, selon lui, à ceux qui menacent la souveraineté de la République démocratique du Congo.

Pour Matata, cette action restrictive sur les structures clés de l’appareil sécuritaire et financier rwandais répond à une exigence fondamentale de justice et de respect de la souveraineté nationale.

« Ces sanctions ne sont pas une simple formalité symbolique, elles touchent au cœur du dispositif financier et militaire qui alimente l’instabilité dans notre pays. C’est la preuve que les lignes bougent et que le droit international finit par s’imposer face à la violation de nos frontières », a déclaré Patrick Matata Makalamba.

Il estime toutefois que cette pression accrue de Washington constitue une réponse concrète aux attentes du peuple congolais quant au respect de l’intégrité territoriale de la RDC et à l’exécution stricte des engagements pris pour la résolution du conflit. Ainsi, Patrick Matata met en avant le rôle prépondérant joué par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont l’offensive diplomatique constante porte désormais des fruits visibles sur la scène internationale.

« Si les grandes puissances sortent aujourd’hui du silence et prennent des mesures coercitives, c’est grâce à la ténacité diplomatique du président de la République. Félix-Antoine Tshisekedi a refusé la résignation. Il a porté haut et fort la voix des Congolais dans toutes les instances internationales », a souligné Matata.

Selon lui, ces mesures donnent une portée contraignante aux exigences de responsabilité martelées par Kinshasa depuis plusieurs mois. Il exhorte la diplomatie congolaise à maintenir cette dynamique afin de transformer ces avancées politiques en accords de paix durablement respectés.

Les récents éléments divulgués par le Trésor américain reprochent explicitement au ministère rwandais de la Défense et à l’institution financière Zigama leur implication directe ou indirecte dans l’appui logistique et financier apporté aux RDF et au M23 opérant dans l’Est de la RDC.

En restreignant l’accès aux systèmes financiers et en bloquant les actifs de ces entités, Washington exige de manière directe le retrait immédiat de l’armée rwandaise du territoire congolais et la cessation définitive de tout appui militaire, logistique ou financier aux rebelles du M23.

Patrick Matata Makalamba rappelle que l’objectif ultime demeure le soulagement des populations meurtries par des années de violences armées. « La diplomatie est une arme puissante, mais son seul véritable succès se mesurera à la tranquillité retrouvée de nos concitoyens dans les villages et les villes de l’Est. Les sanctions doivent rapidement se traduire par le retrait effectif des troupes étrangères, la protection des civils et le retour sécurisé des milliers de déplacés dans leurs foyers », a-t-il ajouté.

Serge SINDANI

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