Football Sans les Léopards : comment la RDC vit la fin du Mondial jusqu’à la finale du 19 juillet
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Sans les Léopards : comment la RDC vit la fin du Mondial jusqu’à la finale du 19 juillet

Éliminés le 1er juillet par l'Angleterre, les Léopards ont quitté la Coupe du monde. Mais le tournoi continue jusqu'à la finale du 19 juillet. À quoi ressemble un Mondial quand l'équipe qui avait soudé tout un pays n'y est plus.

Sans les Léopards : comment la RDC vit la fin du Mondial jusqu’à la finale du 19 juillet
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 10 JUILLET 2026 - 13:14 WAT · 2 min de lecture

Le 1er juillet, les Léopards se sont inclinés face à l’Angleterre (1-2), refermant leur aventure. Le pays s’est réveillé sans son équipe, mais pas sans fierté. La formule qui a circulé au lendemain de l’élimination disait l’essentiel : une défaite vécue comme une victoire. Le Congo a salué ses joueurs plutôt que de les accabler.

La suite s’écrit à distance. Jusqu’au 19 juillet, date de la finale, les Congolais suivent une compétition dont ils ne sont plus acteurs. Le lien affectif ne se coupe pas d’un coup : il se déplace. Les binationaux qui ont porté les couleurs congolaises restent suivis dans leurs clubs, les résultats des adversaires croisés au premier tour sont commentés, et la question de savoir qui soutenir pour la fin du tournoi divise les conversations.

Le président Félix Tshisekedi avait salué « l’une des plus belles pages de l’histoire du pays » et promis de décorer les joueurs. Le sélectionneur Sébastien Desabre, lui, avait résumé l’état d’esprit d’une phrase : « On s’est battus à l’image du peuple congolais. » Ces mots ont fixé le récit national du Mondial : une génération qui a existé sur la carte du football mondial, cinquante-deux ans après le Zaïre de 1974.

Le regard se tourne déjà vers l’après. La sélection a un calendrier : les éliminatoires de la CAN 2027, un cycle nouveau qui doit transformer l’exploit d’un tournoi en trajectoire durable. La vraie question congolaise n’est plus celle du prochain match du Mondial, mais celle de la marche à ne pas rater ensuite.

D’ici la finale, le Congo reste donc spectateur d’un tournoi qu’il a marqué sans le finir. C’est l’étrange condition des équipes révélation : partir tôt, mais laisser une trace que les favoris n’effacent pas.

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