Politique Sit-in de l’opposition : l’exécutif provincial dément tout décès et fait état de 20 blessés légers
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Sit-in de l’opposition : l’exécutif provincial dément tout décès et fait état de 20 blessés légers

Sit-in de l’opposition : l’exécutif provincial dément tout décès et fait état de 20 blessés légers
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 13 JUIN 2026 - 08:22 WAT · 3 min de lecture

Le Gouvernement provincial de Kinshasa a rejeté les informations faisant état de pertes en vies humaines lors du sit-in organisé ce vendredi 12 juin par l’opposition au Palais du Peuple. Dans un communiqué publié à l’issue de cette manifestation, l’exécutif provincial affirme qu’aucun décès n’a été enregistré et dresse un bilan provisoire de vingt blessés légers, dont quinze policiers et cinq manifestants.

Selon les autorités provinciales, les organisateurs avaient reçu l’autorisation de tenir leur rassemblement au terrain ASSOSSA. Toutefois, le gouvernement provincial soutient que les manifestants ont modifié l’itinéraire convenu avec l’administration urbaine.

Outre les blessés, le bilan communiqué fait également état de cinq véhicules incendiés. L’exécutif provincial rappelle que sa responsabilité première demeure la protection des personnes et de leurs biens ainsi que le maintien du fonctionnement normal des activités économiques, administratives et éducatives, notamment dans le contexte des épreuves du TENASOSP.

« C’est ici l’occasion de féliciter la bravoure et le professionnalisme dont a fait montre nos services de sécurité tout au long de ces manifestations, ce qui atteste que les institutions provinciales de la Ville de Kinshasa sont résolument déterminées à promouvoir tous les instruments des droits de l’homme dans l’exercice de leurs missions régaliennes », peut-on lire dans le communiqué de l’Hôtel de Ville.

Le Gouvernement provincial rappelle également que la liberté de manifestation, garantie par la Constitution, doit s’exercer dans le respect de l’ordre public, des institutions de la République et des droits des autres citoyens.

Il affirme par ailleurs que les services de sécurité ont observé un mode opératoire consistant à recruter et manipuler des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, afin de provoquer les forces de l’ordre et de franchir les périmètres de sécurité établis.

Les autorités provinciales annoncent se réserver le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin d’établir les responsabilités.

De son côté, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a également rejeté les accusations de violences imputées aux forces de l’ordre lors de la dispersion de la manifestation du C64.

Après une descente sur le terrain, elle a affirmé que les images de blessés et de sang relayées sur les réseaux sociaux relevaient d’une « mise en scène orchestrée par l’opposition », laquelle aurait utilisé du sang d’animaux transporté dans des bouteilles.

Dans un communiqué publié le même jour, le Forum des Droits Humains affirme que ses observateurs ont documenté la mort de deux militants, plusieurs arrestations ainsi que des violences visant certains responsables de l’opposition.

Silas MUNGINDA

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