Politique Tentatives de coup d’État : l’ODEP alerte sur les menaces contre la stabilité et la démocratie en RDC
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Tentatives de coup d’État : l’ODEP alerte sur les menaces contre la stabilité et la démocratie en RDC

Le professeur Florimond Muteba, president de l’Observatoire de la dépense publique (ODEP)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 22 JUILLET 2025 - 10:33 WAT · 4 min de lecture

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a exprimé, ce lundi 21 juillet sa « vive préoccupation » face à la multiplication des tentatives de coup d’État sur le territoire national. Dans une déclaration rendue publique, l’organisation condamne fermement ces actes, jugés contraires aux principes de l’État de droit et dangereux pour la cohésion nationale.

« Ces tentatives visent à renverser l’ordre constitutionnel établi, à affaiblir les institutions républicaines et à perturber la stabilité politique du pays », a déploré l’ODEP, dénonçant une volonté manifeste de faire obstacle aux efforts de consolidation démocratique en République démocratique du Congo.

Cette organisation, en effet, a salué le professionnalisme des services de sécurité et de renseignement, dont la vigilance a permis de déjouer ces manœuvres de déstabilisation.

« Nous félicitons les forces de défense et de sécurité pour leur attachement aux valeurs républicaines et leur rôle déterminant dans la protection des institutions », indique la déclaration.

En tant qu’organisation spécialisée dans la surveillance des finances publiques et la promotion de la bonne gouvernance, l’ODEP met en garde contre les conséquences désastreuses qu’un coup d’État peut engendrer sur le plan économique, budgétaire et social.

Selon l’ODEP, un changement de pouvoir en dehors des cadres légaux entraîne généralement la suspension des appuis budgétaires, la rupture des coopérations techniques, la perte de confiance des partenaires et des investisseurs, ainsi que le blocage du circuit budgétaire et l’affaiblissement des mécanismes de contrôle public.

L’organisation souligne que dans un contexte de rupture institutionnelle, les risques de corruption, de mauvaise gestion et de prédation des ressources s’accentuent. À cela s’ajoutent l’insécurité, la répression et l’exclusion, qui plongent durablement les pays dans une spirale de crise économique et de régression démocratique.

Réaffirmant que le développement de la RDC ne peut se réaliser que dans un cadre démocratique stable et respectueux des institutions, l’ODEP appelle les acteurs politiques à faire preuve de maturité et à recourir exclusivement aux voies légales et pacifiques pour exprimer leurs ambitions.

L’ODEP encourage les citoyens et la société civile à rester vigilants et à s’opposer à toute prise de pouvoir en dehors du cadre démocratique et Invite les institutions de la République à renforcer les mécanismes de prévention, d’alerte et de réaction face aux atteintes à l’ordre constitutionnel.

« Nous devons, collectivement, renforcer et consolider notre démocratie afin de développer notre pays. C’est dans la stabilité, le respect des règles républicaines et la bonne gouvernance que la RDC trouvera le chemin d’un développement juste, équitable et durable », conclut le communiqué.

Cette sortie médiatique de l’ODEP intervient dans un contexte marqué par la guerre d’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23 dans l’Est de la RDC mais aussi des allégations sur l’arrestation d’un certain nombre des officiers généraux des FARDC. Si l’armée n’a pas cité officiellement les noms des officiers arrêtés, elle a quand même justifié ces arrestations évoquant la violation des règles et éthique exigées aux officiers des FARDC.

Parmi les officiers qui seraient aux arrêts depuis quelques jours et selon certains médias, il y a le Général d’armée, Christian Tshiwewe,  ancien chef d’État major des FARDC,  devenu par la suite conseiller militaire de l’actuel Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

Silas MUNGINDA

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