Économie Énergie : Trafigura renonce à sa ligne électrique entre l’Angola et les mines du cuivre de la RDC
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Énergie : Trafigura renonce à sa ligne électrique entre l’Angola et les mines du cuivre de la RDC

Les anodes de cuivre. ©️Dado Galdieri/Bloomberg
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 21 JUILLET 2026 - 04:16 WAT · 3 min de lecture

Le négociant Trafigura a abandonné un projet de ligne de transport d’électricité de 2 000 mégawatts qui devait acheminer l’hydroélectricité excédentaire de l’Angola vers les mines de cuivre et de cobalt de la République démocratique du Congo et de la Zambie, ont indiqué à l’agence Reuters deux sources directement informées. « Trafigura a abandonné le projet », a déclaré l’une d’elles, un retrait confirmé par une source au sein du gouvernement angolais.

L’initiative comptait parmi au moins trois projets privés de lignes de transport, évalués à plusieurs milliards de dollars, destinés à faire circuler vers les exploitations minières des deux pays voisins l’électricité dont l’Angola dispose en surplus. Trafigura avait signé en juillet 2024 un accord non contraignant avec la société d’ingénierie ProMarks et le gouvernement angolais pour mener des études de faisabilité. Interrogé sur son soutien au projet, le groupe, par ailleurs membre du consortium ferroviaire du corridor de Lobito, a répondu « sans commentaire ». Le ministère angolais de l’Énergie et de l’Eau n’a pas réagi dans l’immédiat.

Le désenclavement énergétique des mines congolaises ne s’arrête pas pour autant. Deux autres lignes, développées par Meridia Energy, coentreprise entre la société Averi Finance, basée à Dubaï, et le marocain Somagec, avancent et pourraient combler le vide. Le projet doit relier le réseau angolais à Kolwezi, cœur de la production de cuivre et de cobalt de la RDC, tout en renforçant le corridor de Lobito. Il comprend la ligne Soyo-Inga-Cabinda, de 450 millions de dollars et jusqu’à 800 mégawatts, et la liaison Lauca-Kolwezi, de 1,25 milliard de dollars et jusqu’à 1 400 mégawatts. « Nous visons la mise en service commerciale des deux lignes d’ici 2030 », a indiqué Joao Alvares, directeur des investissements d’Averi.

L’américain HYDRO-LINK prévoit de son côté une interconnexion entre l’Angola et la RDC, pour alimenter en priorité les provinces minières du Lualaba et du Katanga. D’un coût de 1,5 milliard de dollars, ce projet s’étendrait sur environ 1 200 kilomètres et comprendrait cinq sous-stations, pour une construction estimée à deux ans et demi. Le retrait de Trafigura illustre les aléas de ces montages, mais aussi l’intensité de la compétition pour brancher les mines congolaises à l’électricité qui leur manque, condition de la montée en puissance du secteur.

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B
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