Politique Félix Tshisekedi, 30 juin : « Soixante-six ans après l’indépendance, la RDC demeure debout »
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Félix Tshisekedi, 30 juin : « Soixante-six ans après l’indépendance, la RDC demeure debout »

Guerre à l’Est, minerais « pays solutions », plan Ebola à 319 millions, saisine de la Cour sur le référendum, Léopards : ce qu’a dit Félix Tshisekedi pour les 66 ans de l’indépendance.

Le président de la République, Felix Tshisekedi lors du Conseil des ministres, vendredi 28 juin 2024. Photo Présidence de la République
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 29 JUIN 2026 - 23:52 WAT · 3 min de lecture

Depuis Kinshasa, le 30 juin, Félix Tshisekedi a prononcé son allocution pour le 66e anniversaire de l’indépendance autour d’une formule tenue en une phrase : « Soixante-six ans après l’indépendance, la République Démocratique du Congo demeure debout. » Un texte de plus de trois mille mots, qui passe de la guerre à l’Est à l’économie des minerais, de la santé à la Constitution, jusqu’au football.

Le chef de l’État a d’abord rappelé que « cette année encore, notre fête nationale intervient dans un contexte grave », citant le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Tanganyika et le Maniema. Il a redit chercher une « paix juste », « qui respecte les frontières, restaure l’autorité de l’État, sanctionne les crimes ». Aux côtés de l’Accord de Washington et des discussions de Doha, il a cité, pour la première fois, « les engagements de Montreux ».

Sur l’économie, le président a posé un récit : la RDC n’est plus « un territoire de crises » mais « un pays solutions », grâce à ses minerais critiques. « Le temps où nos minerais étaient extraits chez nous, exportés à l’état brut, valorisés ailleurs (…) appartient désormais au passé », a-t-il déclaré, annonçant une réunion qu’il présidera au Conseil de sécurité de l’ONU en juillet.

La santé a occupé une place à part, avec l’annonce d’un plan de riposte à Ebola « budgétisé à 319 millions de dollar américain », face à la résurgence de la souche Bundibugyo en Ituri. « Ébola n’est ni une rumeur ni une honte », a insisté le président.

Sur le terrain politique, Tshisekedi a répondu sans les nommer aux organisateurs de la marche du 8 juillet. « Le recours à la violence, aux armes, à la haine, à la désinformation (…) ne saurait constituer un mode d’expression politique », a-t-il prévenu. Disant entendre « les discussions suscitées autour de la Constitution », il a annoncé avoir déféré la loi référendaire à la Cour constitutionnelle.

Le discours a réservé une séquence aux Léopards, « page historique » 52 ans après la dernière Coupe du monde de la RDC, et au huitième de finale à venir contre l’Angleterre.

En clôture, le président a appelé à un « sursaut national » et décliné une souveraineté « sécuritaire », « économique », « numérique » et « diplomatique », citant Nelson Mandela : « avec la liberté viennent les responsabilités ». L’allocution s’est achevée sur une formule rituelle : « Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo. »

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