« Un pays solutions » : Félix Tshisekedi veut porter au Conseil de sécurité la voix des ressources congolaises
Réunion du Conseil de sécurité en juillet, présidence de la CIRGL, processus de Washington, Doha et Montreux : la séquence diplomatique annoncée le 30 juin.
« Un pays solutions » : Félix Tshisekedi veut porter au Conseil de sécurité la voix des ressources congolaises
AFP
Le 30 juin, Félix Tshisekedi a donné un rendez-vous au monde. Dans son allocution pour les 66 ans de l’indépendance, le président a annoncé qu’il présidera « le mois prochain » une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations unies « sur les liens entre ressources naturelles, paix, sécurité et développement durable ».
« Notre message sera clair », a-t-il prévenu : « les ressources naturelles de la République Démocratique du Congo ne doivent plus être regardées comme une malédiction. Elles doivent devenir un levier de paix, de prospérité, de souveraineté, de justice et de transformation pour le peuple congolais. » Cette réunion prolonge le mandat de membre non permanent que la RDC occupe au Conseil pour 2026-2027.
Cette séquence onusienne s’ajoute à un autre mandat : la RDC assure la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Tshisekedi a dit vouloir en faire « un cadre plus utile, plus responsable et plus efficace », autour de « principes clairs » : « respect de l’intégrité territoriale des États », « non-ingérence », « lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles ».
Le président a inscrit cette offensive diplomatique dans la continuité des processus de paix. Il a cité l’Accord de Washington, les discussions de Doha et « les engagements de Montreux », rappelant qu’ils « n’ont de sens que s’ils produisent des résultats concrets, vérifiables et irréversibles ».
La paix recherchée, a-t-il prévenu, « ne peut être ni une mise entre parenthèses de la vérité, ni une récompense accordée à ceux qui prennent les armes contre la République ». Une ligne ferme, au moment où Kinshasa multiplie les tribunes internationales pour lier sécurité, souveraineté et ressources.
Reste à transformer ces rendez-vous en résultats. La réunion de juillet au Conseil de sécurité offrira un premier test public de la capacité de la RDC à faire de ses minerais un argument de paix plutôt qu’un motif de convoitise.
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