Politique Vers un accord de paix RDC-Rwanda : le Congo-Brazzaville se réjouit de « cette avancée » (Thierry Moungalla)
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Vers un accord de paix RDC-Rwanda : le Congo-Brazzaville se réjouit de « cette avancée » (Thierry Moungalla)

Thierry Moungalla, Ministre de communication et porte-parole du gouvernement de la République du Congo. Photo tiers
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 20 JUIN 2025 - 09:21 WAT · 3 min de lecture

La République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda tendent vers la signature d’un accord de paix, après la finalisation de la première mouture par les experts des deux pays, sous la médiation des États-Unis d’Amérique, dans le cadre des discussions de Washington.

En réaction, le gouvernement de la République du Congo, par la voix de son porte-parole Thierry Moungalla, se réjouit de ce qu’il qualifie « d’avancée » dans la résolution de cette crise dans l’Est de la RDC, marqué par l’agression rwandaise via ses supplétifs du M23/AFC.

« Nous nous réjouissons de cette avancée qui nous paraît majeure. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est prôné un arrêt des hostilités. Nous, les pays voisins, nous saluons cet accord et espérons que les différentes étapes attendues seront franchies sans encombre », a déclaré le ministre du Congo-Brazzaville au micro du média français RFI ce vendredi 20 juin.

« Les solutions sont les bienvenues »

À la question de savoir si l’Afrique était marginalisée face à une solution américaine à la crise sécuritaire dans la région des Grands Lacs, le ministre Moungalla estime que, dans un conflit, toutes les propositions de résolution doivent être accueillies.

« Nous espérons que cette fois-ci, avec l’intervention d’une grande puissance comme les États-Unis, ce soit la bonne. Non, je considère qu’objectivement, quand une maison brûle, tous ceux qui amènent des seaux d’eau pour éteindre l’incendie sont les bienvenus. »

Parallèlement au processus de Washington, plusieurs mécanismes diplomatiques sont actuellement en cours pour résorber ce conflit qui dure depuis plusieurs décennies dans cette partie du continent africain, en particulier en RDC. On peut citer les processus de Nairobi et de Luanda, ainsi que le processus de Doha au Qatar, où des discussions sont ouvertes depuis le mois de mars entre les délégations de Kinshasa et la rébellion M23/AFC.

Cession des terres congolaises au Rwanda

Le Congo-Brazzaville s’est efforcé d’éviter de s’impliquer dans ce conflit RDC-Rwanda, notamment lorsque s’est répandue la rumeur affirmant des cessions de terres congolaises au Rwanda, avaient des visées sécuritaires contre la RDCongo. Ces accords, bien qu’annulés en décembre dernier, ont été mal perçus par l’administration de Kinshasa ainsi que par l’opinion nationale, dans un contexte d’escalade du conflit, nourrissant des inquiétudes de menace sécuritaire permanente.

Le porte-parole congolais (Brazzaville) a également évoqué cette affaire, arguant qu’il s’agissait de contrats passés avec des entreprises rwandaises pour relancer la production agricole, sans aucun lien avec le conflit dans l’Est du Congo-Kinshasa. « Il n’y avait là absolument aucune connotation militaire. Et d’ailleurs, comment voudriez-vous qu’il y ait des connotations militaires à ce type d’accord, alors que notre pays est situé à près de 1 500 kilomètres du théâtre des opérations concernées, c’est-à-dire l’Est de la RDC et les confins du Rwanda ? », s’est-il défendu.

Thierry Moungalla a par ailleurs insisté sur l’excellence des relations bilatérales entre la RDC et la République du Congo, rappelant au passage la récente audience accordée par le président Félix Tshisekedi à un émissaire du président Denis Sassou N’Guesso, le ministre de l’Intérieur Zéphirin Mboulou.

O. Fiston

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