Vers une nouvelle gouvernance électorale : Denis Kadima lance l’évaluation à mi-parcours de la CENI
Vers une nouvelle gouvernance électorale : Denis Kadima lance l’évaluation à mi-parcours de la CENI
AFP
Kinshasa, mai 2025 – Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, a officiellement lancé l’atelier d’évaluation à mi-parcours du processus électoral 2021-2024. Dans son allocution, il est revenu sur les efforts déployés depuis sa prise de fonction en octobre 2021, tout en soulignant les avancées majeures, les défis persistants et les réformes à envisager.
Dès leur installation, a rappelé Denis Kadima, les nouveaux animateurs de la CENI ont engagé un ambitieux programme de réformes sous le label de « rebranding » afin de restaurer la crédibilité de l’institution. « Nous avons conçu un plan stratégique articulé autour de cinq axes majeurs, allant de l’amélioration des services jusqu’à la promotion de l’inclusion et la pérennité institutionnelle », a-t-il souligné.
Des réformes saluées, un calendrier respecté
Malgré un retard de 28 mois dans leur prise de fonction et des contraintes sécuritaires, logistiques et financières, la CENI a organisé les scrutins du 20 décembre 2023 dans les délais constitutionnels. Ce respect du calendrier a été présenté comme une démonstration d’engagement envers la démocratie.
Denis Kadima s’est félicité des innovations technologiques introduites, notamment la capture d’iris pour l’identification, l’application PréRap pour le traitement des résultats et la mise en place du Centre Électoral Bosolo. La transparence a également été renforcée par la publication, bureau par bureau, des résultats sur le site de la CENI. Une démarche qui, selon lui, a été saluée par la société civile : « Pour la première fois depuis 2006, la principale mission d’observation électorale n’a pas contesté les résultats publiés. »
Genre, inclusion et pédagogie électorale
Le président de la CENI a aussi mis en avant les progrès en matière d’inclusion, avec une participation féminine accrue. Toutefois, il a reconnu que les incitations actuelles en faveur de la parité n’ont pas produit les effets escomptés. Il a ainsi appelé à réfléchir à de nouveaux mécanismes pour renforcer la représentativité des femmes.
Par ailleurs, Kadima a regretté que le système électoral reste mal compris par une partie de la population. D’où son appel à un travail pédagogique accru afin de renforcer la confiance du public dans les processus électoraux.
L’heure du bilan sans complaisance
L’atelier d’évaluation constitue, selon Denis Kadima, une étape essentielle pour identifier les atouts, les faiblesses et les perspectives d’amélioration du processus électoral congolais. Les discussions s’articuleront autour de deux axes : le cadre légal, incluant la loi électorale et la loi organique de la CENI ; et le cadre opérationnel, en lien avec l’organisation concrète des scrutins.
Le président de la CENI a insisté sur la nécessité de revoir les procédures d’identification des électeurs, la gestion des candidatures, le contentieux électoral, ainsi que la faible participation des Congolais de l’étranger. Il a également évoqué le rôle que pourrait jouer le numérique pour une transmission plus rapide et fiable des résultats.
Clôturant son discours, Denis Kadima a exhorté les participants – membres de l’Assemblée Plénière, cadres et agents – à faire preuve de rigueur, de courtoisie et d’engagement. « C’est ensemble, avec lucidité et responsabilité, que nous pourrons bâtir une CENI plus forte, au service de la démocratie congolaise », a-t-il conclu avant de déclarer l’atelier officiellement ouvert.
À Houston, Tshisekedi reçoit une offre de partenariat minier de Dynamic Aviation
L’opposition annonce une marche le 8 juillet vers le Palais de la Nation pour réclamer le départ de Tshisekedi