Politique A Bujumbura, Ndayishimiye ouvre ses audiences avec les Églises, la CENCO-ECC et la C64
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A Bujumbura, Ndayishimiye ouvre ses audiences avec les Églises, la CENCO-ECC et la C64

Le président burundais Évariste Ndayishimiye reçoit ce lundi à Bujumbura les délégations des Églises de Réveil, de la CENCO-ECC et de la C64, dans le cadre des consultations sur la crise congolaise, avant une rencontre commune.

A Bujumbura, Ndayishimiye ouvre ses audiences avec les Églises, la CENCO-ECC et la C64
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 6 JUILLET 2026 - 10:57 WAT · 2 min de lecture

Le président burundais Évariste Ndayishimiye a commencé à recevoir, ce lundi matin à Bujumbura, les délégations venues participer aux consultations sur la crise en République démocratique du Congo. Selon le programme des audiences, le chef de l’État burundais, également président en exercice de l’Union africaine, s’entretient d’abord avec la délégation des Églises de Réveil, avant de recevoir la délégation conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), puis la Coalition Article 64 (C64). Une rencontre commune réunissant l’ensemble des délégations doit clôturer la journée.

Ces audiences concrétisent la médiation ouverte par le chef de l’État burundais, dont le pays resserre ses liens avec Kinshasa depuis plusieurs mois. Les délégations étaient arrivées la veille dans la capitale burundaise, où la C64 conduite par Martin Fayulu s’était rendue après avoir reporté au 22 juillet sa marche prévue le 8 juillet à Kinshasa. La coalition dit vouloir y « présenter avec clarté et fermeté les préoccupations du peuple congolais ».

Les positions restent tranchées à l’entrée des discussions. Martin Fayulu a fait du retrait de la loi référendaire sa principale exigence, avertissant qu’à défaut Félix Tshisekedi devrait démissionner, « parce que ce n’est pas nous qui le disons, c’est la Constitution qui le dit ». La démarche divise l’opposition : José Makila a publiquement rejeté la médiation, contestant la neutralité d’un médiateur dont le pays est militairement engagé dans l’est de la RDC.

Ni le format précis des échanges ni un éventuel document de sortie n’ont été rendus publics. Le déroulé des audiences et leurs conclusions détermineront la portée réelle de cette initiative, la première à réunir à la fois l’opposition et les principales confessions religieuses autour de la crise congolaise.

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