Élections Loi sur le référendum : Aimé Boji capte le soutien des Assemblées provinciales

Loi sur le référendum : Aimé Boji capte le soutien des Assemblées provinciales

Le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a reçu les présidents des assemblées provinciales, qui ont affiché leur adhésion à la loi sur le référendum. Le texte, adopté par les deux chambres, attend sa promulgation. L'opposition y voit le dernier verrou avant une révision constitutionnelle.

Loi sur le référendum : Aimé Boji capte le soutien des Assemblées provinciales
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 6 JUILLET 2026 - 21:41 WAT · 2 min de lecture

Kinshasa, 4 juillet 2026. Au Palais du Peuple, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, reçoit les présidents des assemblées provinciales. Le message est clair. Les responsables provinciaux disent soutenir la loi portant organisation du référendum, déjà votée par les deux chambres du Parlement. Le porte-parole du groupe, Mateus Kanga, président de l’assemblée provinciale de la Tshopo, a parlé au nom de ses pairs.

La loi n’est pas anodine. Portée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy, élu de Yahuma, elle remplace un texte de 2005. Elle réserve au président de la République la convocation d’un référendum, par ordonnance, et confie l’organisation du scrutin à la commission électorale. Elle fixe aussi le mécanisme d’une assemblée constituante pour toute révision constitutionnelle. Le Parlement a adopté la version définitive le 16 juin 2026. La promulgation est attendue.

Aimé Boji Sangara préside la chambre basse depuis novembre 2025. Selon lui, le texte vise à doter le souverain primaire d’un cadre juridique clair pour se prononcer. La majorité parle de modernisation d’un outil vieilli.

L’opposition, elle, lit tout autre chose. Elle voit dans cette loi le dernier verrou juridique avant une possible révision de la Constitution, et derrière, la perspective d’un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. Prince Epenge, de la coalition Lamuka, a dénoncé un « coup d’État constitutionnel » et rappelé que l’article 220 est un « fruit sacré » de la Constitution. Delly Sesanga, du parti Envol, a parlé d’une « dérive grave ». Les élus de l’opposition avaient boycotté le vote à l’Assemblée.

Le contexte est tendu. Des marches ont été interdites à Kinshasa et dans d’autres villes. Les services de sécurité ont mis en garde. L’archidiocèse de Kananga a appelé au calme. La rencontre du 4 juillet, elle, verrouille un appui institutionnel de plus autour du texte, à l’échelon provincial.

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