Politique A 10 mois de la Présidentielle: pourquoi ne pas garder Badibanga?

A 10 mois de la Présidentielle: pourquoi ne pas garder Badibanga?

L'opposant Jean-Claude Vuemba explique à POLITICO.CD pourquoi le Rassemblement devrait "à tout prix" conduire le gouvernement de transition.

A 10 mois de la Présidentielle: pourquoi ne pas garder Badibanga?
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 26 FÉVRIER 2017 - 12:47 WAT · 2 min de lecture

A dix mois de l’élection présidentielle, telle que prévue dans l’accord du 31 décembre, le nouveau gouvernement de transition n’est pas mis en place. Et alors que celui-ci devait conduire le pays à ce scrutin, le retard de sa mise en application risque d’affecter cet objectif, au point de se demander: et si on gardait l’actuel gouvernement?

Non! Rétorque l’opposant Jean-Claude Vuemba, député congolais et cadre du Rassemblement. Pour cet opposant congolais, il est « hors de question » de maintenir l’actuel gouvernement en place, d’autant plus que, selon lui, il a montré sa mauvaise volonté à organiser les élections

« Le gouvernement actuel ne peut rien faire tout simplement parce que Monsieur Kabila est en train de le bloquer. Souvenez-vous qu’il y a quelques jours, le ministre UNC du Budget [Ndlr:  Pierre Kangudia, issu de l’Union pour la Nation Congolaise] s’est aventuré à venir dire qu’il n’y aurait pas d’argent pour organiser les élections« , a expliqué Jean-Claude Vuemba, joint au téléphone par POLITICO.CD.

Le ministre du Budget du gouvernement actuel, issu de l’accord signé le 18 octobre dernier et qui doit être remplacé par le nouveau gouvernement, conformément à l’accord du 31 décembre dernier,  a en effet laissé entendre qu’il était « difficile » de trouver le financement nécessaire à l’organisation des élections à la fin de cette année.

Le député de l’opposition,  président du MPCR (Mouvement du peuple congolais pour la République), va plus loin dans son argumentaire pour l’arrivée d’une équipe dirigée par le Rassemblement, expliquant qu’en réalité, sa coalition reste « la seule à pouvoir tenir tête » au président Joseph Kabila.

Ecoutez  Jean-Claude au téléphone avec Litsani Choukran

https://soundcloud.com/politicordc/le-2

Pour autant, le Premier ministre Samy Badibanga, qui refuse toujours de démissionner, constitue toujours, outre la situation actuelle dans les discussions de la CENCO, un blocage pour l’application de cet accord et donc l’organisation des élections.

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