Politique Washington reçoit un projet d’accord de paix conjoint entre RDC et Rwanda
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Washington reçoit un projet d’accord de paix conjoint entre RDC et Rwanda

Les ministres des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner (RDC), le secrétaire d’Etat américain, et Olivier Nduhungirehe (Rwanda). PHOTO DROIT : TIERS.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 5 MAI 2025 - 19:11 WAT · 3 min de lecture

Conformément à la Déclaration de principes signée sous l’égide des États-Unis en avril dernier, les gouvernements de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont soumis un avant-projet d’accord de paix commun aux autorités américaines. Attendu pour le 2 mai, ce document pose les bases d’un règlement négocié du différend frontalier et sécuritaire entre les deux pays.

Une annonce saluée par Washington

L’annonce a été faite ce lundi 5 mai 2025 par Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique au Département d’État américain, via un message publié sur le compte X officiel du Département. « Je salue le projet de proposition de paix reçu de la RDC et du Rwanda. Il s’agit d’une étape importante vers le respect des engagements pris dans la Déclaration de principes, et je compte sur leur ou engagement continu en faveur de la paix », a-t-il déclaré.

Ce tournant diplomatique intervient après plusieurs mois de tensions persistantes, de rapports accablants sur les exactions commises dans l’Est de la RDC et d’intenses efforts de médiation, notamment africains. Kinshasa et Kigali ont finalement accepté d’entamer un dialogue sous la supervision étroite des États-Unis.

Un processus diplomatique régional sous tension

Le 26 avril dernier, lors d’une rencontre à Washington, les ministres des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, et du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, s’étaient engagés à soumettre un texte commun avant le 2 mai.

Le processus s’inscrit dans un cadre diplomatique régional plus large, intégrant les initiatives menées depuis Nairobi, Luanda et Doha, sous la coordination de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la SADC et avec le soutien de l’Union africaine. Le document en cours d’élaboration prévoit des engagements sur la souveraineté, la sécurité, la coopération économique, le retour des personnes déplacées, ainsi qu’un appui renouvelé à la mission des Nations unies en RDC (MONUSCO).

En cas de blocage autour du contenu de l’avant-projet, une réunion de médiation ministérielle est prévue à Washington, dirigée par le Secrétaire d’État américain. Cette étape vise à lever les derniers obstacles diplomatiques en vue d’une signature officielle de l’accord.

Sur le terrain, les violences continuent

Malgré cette avancée sur le plan diplomatique, la situation sécuritaire sur le terrain reste extrêmement préoccupante. Dans l’Est de la RDC, les affrontements entre les Forces armées congolaises (FARDC) et la coalition rebelle AFC/M23 se poursuivent. Les violences ont causé des milliers de morts, provoqué le déplacement de centaines de milliers de civils et aggravé une crise humanitaire déjà critique dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Par ailleurs, des violations graves des droits humains sont régulièrement signalées, notamment à l’encontre des journalistes et des acteurs de la société civile. L’ONG Journaliste en danger (JED) a récemment dénoncé l’enrôlement forcé de journalistes dans les rangs rebelles et la censure systématique dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23.

Ézéchiel CTM

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